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Par Sénégal Tribune
Publié sur 09/2/2014
 
Mon point de vue sur les propos de Matthew Papakipos, Directeur technique à Facebook, disant que “Les startups africaines devraient se focaliser sur les besoins locaux avant d’envisager la conquête du monde".

“Les startups africaines devraient se focaliser sur les besoins locaux avant d’envisager la conquête du monde." Voici l’avis de Matthew Papakipos, Directeur technique à Facebook, qui s’exprimait ainsi lors d'un événement au Kenya.

Think global, act localIl s'agit là d’un conseil important pour nos jeunes créateurs et startups.
N'oublions pas que Facebook est né d'un projet, qui avez pour seul but, de permettre a une communauté d'étudiants d'échanger entre eux. On connait la suite.

Même si on a une ambition africaine ou mondiale, ou même nationale, il faut tester le produit dans son environnement direct, restreint. Viser une réussite locale (école, université, ville, pays, etc.).

Dans un premier temps, la réussite du projet doit être perçue en fonction de l’adhésion et de son adoption par les utilisateurs, non de son envergure.

Il est vrai que l’Afrique est souvent décrite comme un marché unique, mais diverses expériences ont montré la difficulté de créer un produit ou service a dimension Africaine. Un pareil succès se construit dans le temps, pays après pays, avec des moyens.

Pour le moment, l’Afrique a besoin de success stories. D’exemples de réussites locales, surtout coté IT.
Il y’a actuellement toute une génération de développeurs et créateurs qui ont accès aux mêmes ressources et documentations que les développeurs de l’occident. Et qui disposent de la même énergie et d’envie. Ils doivent convertir ces connaissances en projets concrets et visibles, sans verser dans la duplication, la précipitation ou le rêve. Ils doivent s’exiger des résultats concrets et mesurables. D’où l’intérêt de créer des solutions pour répondre a des besoins locaux, dans un environnement restreint. Ce n’est qu’après cette phase, qu’on peut penser au développement et à la croissance.

Il est aussi impensable que nos grandes écoles polytechniques et scientifiques, qui produisent l’essentiel des ingénieurs IT africains depuis plus de 15 ans, n’aient pas pu créer des solutions expérimentales, qu’on pourrait citer comme références de réussite dans ce domaine.

Cependant, certaines initiatives comme iHUB au Kenya (www.ihub.co.ke) ou CTIC au Sénégal (www.cticdakar.com), montrent une volonté d’aider et d’encadrer les créateurs IT dans la concrétisation de leurs idées. Il faut juste veiller a rendre ces idées adoptables en bancables, car à un moment projet, il faudra obligatoirement parler d’investissement, de business et d’argent.

-“Winners are not those who never fail but those who never quit.”-

Daouda Guindo - www.guindo.co