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Session unique à la Flash: Pour les étudiants, c'est la direction vers l'abattoir!!!
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Ousmane TOURE
Communicant, Community Manager, Journaliste Citoyen, Leader et Entrepreneur Social 
Par Ousmane TOURE
Publié sur 06/30/2014
 
Cette année, à l’UGB, c’est la session unique. Toujours redoutée par les étudiants, elle apparait comme une arme à double tranchant. Les motivations des étudiants à rejeter cette forme d'évaluation ti...

Cette année, à l’UGB, c’est la session unique.
Toujours redoutée par les étudiants, elle apparait comme une arme à double tranchant. Les motivations des étudiants à rejeter cette forme d'évaluation tient principalement au fait qu’elle minimise leurs chances de passer en classe supérieure. Aujourd’hui même si les étudiants ont accepté d’y aller, parce qu’ « imposée » par l’administration, ce n’est pas pour autant qu’ils manquent de manifester leur désaveu par divers mécanismes pour afficher leur désaccord formel.
Les représentants des étudiants, paradoxalement mal représentés au niveau des instances de prise de décision, n’ont ménagé aucun effort pour convaincre l’administration par rapport à la catastrophe que pourrait produire ces sessions uniques à l’UGB. Mais malheureusement le poids de leurs arguments et de leurs actions n’a pas su défier celui de l’administration, et ce, à cause du fait qu’ils sont minoritaires dans le collectif.
Cette situation est tout aussi triste qu’elle est interpellatrice par rapport à la signification même qu’ont les étudiants dans le milieu éducatif. A y voir plus près, on constate indubitablement que les étudiants ne sont pas considérés comme ils se doivent d’être. La preuve en est le fait qu’ils sont minoritairement représentés dans les instances de prise de décision concernant l’avenir de l’éducation supérieur.
Cette injustice de taille remet en cause les acquis de la démocratie et de la gestion participative des affaires publiques. En fait les étudiants se trouvent systématiquement écartés par rapport à la gestion de l’Université de même que les citoyens par rapport à la gestion locale.

C’est partout le DIKTAT DEGUISE ! Partout dans les instances universitaires, il ya une « disproportionnalité » excessive au niveau de la représentativité des acteurs du milieu. En effet, on a le pourcentage de la représentativité des étudiants qui planque dans les 5 % alors que l’administration surfe dans les 95%.
Cette situation, au demeurant injuste, traduit nécessairement la défaite et l’enterrement préconfigurés des arguments des étudiants, aussi pertinents et véridiques peuvent-ils être. C’est ce qui nous amène à dire que le véritable combat se situe au niveau de la revendication de notre respect, de notre véritable place au sein de l’Université. Pour en revenir à l’organisation des sessions uniques, L’administration de l’UGB n’a su donner aucun argument véritablement convaincant pour justifier la tenue de ces dernières. Si elle dit qu’elle veut éviter le fait d’empiéter sur le cours des autres années à venir, qui se doivent de dérouler normalement, nous savons que ce n’est pas un discours réaliste. Car depuis presque une dizaine d’années toutes les universités sénégalaises se trouvent déstabilisées au niveau de leur fonctionnement régulier, qui n’es presque plus possible, par l’Etat du Sénégal qui refuse de mettre à disposition les moyens permettant de travailler dans de bonnes conditions.
Ainsi cet argument évoqué a plus l’air d’un bluff que d’une sérieuse ambition pensée, réfléchie et appelée à être traduite dans la réalité. Car ce problème ne peut en aucune manière se régler à un niveau micro. Si elle justifie la tenue de ces sessions uniques par le fait qu’on a perdu trop de temps à faire la grève, nous savons qu’elle veut tout simplement faire rire. Car nous nous rappelons qu’en 2012 le SAES avait fait une grève qui avait durée 5 mois et pourtant cela n’avait pas empêché, pour autant, le fait de tenir deux sessions.

Mamadou Cissé, étudiant en Licence de Philosophie nous donne son point de vue par rapport à cette situation en déclamant : « Ce n'est pas de notre faute si l'année universitaire a été tronquée. Nous ne pouvons pas continuer à être les éternelles victimes du système éducatif actuel. Il faut que ça change! » Boulan Traoré, Maitrisard en sociologie, lui aussi remonté par rapport à cette situation dit:« Pourquoi vouloir nous emmener à l'abattoir. Nous ne le méritons pas! C'est le système qu'il faut remettre en cause, sans oublier le comportement irresponsable des enseignants qui, à tout bout de champ déclenchent des périodes de grève.

Aujourd’hui il est temps que gouvernants, étudiants et enseignants accordent leurs violons et s'assument. » Nous savons très bien que les arguments que l’administration de l’UGB a brandi pour justifier la tenue de ces sessions uniques ne répondent à rien d’autre, sinon à l’idéologie et à la politique propre du Commandant en chef : le RECTEUR. Par ailleurs, cette langue de bois dans la communication de l’administration par rapport à cette situation est plus révélatrice de cette mascarade politique et idéologique. Si nous étudions les éléments d’argumentation que l’administration a opposée aux représentants des étudiants, nous allons y relever le mystère d’un sacrifice implicite planifié de bout en bout.
Nous savons que l’administration de l’UGB, depuis la signature des contrats de performances, se trouve profondément perdue dans des tâtonnements, des improvisations et des ajustements infinis. Elle est complètement déstabilisée en ce qui concerne la gestion de ses effectifs et de ses ressources. Le point le plus fondamental qui pose un véritable problème pour l’administration aujourd’hui consiste en ce qu’on pourrait appeler « le boom démographique universitaire face à des infrastructures insuffisantes pour l’accueillir ». Et nous savons que cette situation dépasse les compétences de l’administration de l’UGB en ce sens qu’elle n’est qu’une entité déconcentrée de l’Etat du Sénégal qui est le seul habilité à produire ces aménagements. L’administration de l’UGB sait très bien qu’elle ne peut pas se prévaloir de prévenir à la stabilité du milieu éducatif pour la seule et simple raison que ceci n’est pas de ses pouvoirs. Ainsi tout ce qu’elle aura fait pour essayer d’œuvrer dans ce sens se révélera inefficace tant que l’Etat n’aura pas la volonté d’agir pour résoudre ces innombrables problèmes auxquels sont confrontées les universités sénégalaises. . Ainsi, il nous revient à nous étudiantes et étudiants de nous organiser et de situer nos responsabilités par rapport à ce qui nous arrive.
Nous devons sortir de cette position de victimisation éternelle pour essayer de reprendre notre destin en main. Notre silence, notre indifférence, notre déréliction quant à la participation que nous semons, nous sont très fatales en ce sens que nous en récoltons très souvent les fruits amers que ne nous pouvons, en retour, consommer.

Fanta Maïga, étudiante bilingue (Anglais, Allemand) disait à cet effet: « Je crois qu’il est temps de résister face à certaines situations dans le milieu universitaire. Nous avons pendant longtemps été traités comme le dindon de la farce dans cet établissement.

Il est temps de sortir nos muscles pour que les choses ne restent pas telles, étant entendu que nous avons notre partition à jouer en tant que premiers acteurs.

#Le_Combat_Continue…
Usman TUREY
Communicant/UGB/Saint-Louis/Sénégal