Article de presse d’après Magal de Touba (18 Safar 1434) :

MA RELIGION EST MAL COMPRISE :

Avis aux non-voyants et malentendants, pires ennemis de l’Islam

Regroupons-nous pour toujours rester soudés et assez forts, pour nous ériger en bouclier d’acier de l’Islam et se prémunir des agressions de nos agresseurs, nos pires ennemis qui ne cherchent qu’à saper notre moral et tenter de corrompre notre foi de musulman, en s’attaquant insidieusement et de façon périodique à l’illustre Envoyé de Dieu, le Prophète (Psbl). Que ce soit avec leurs plumes ou à travers leurs paroles mécréantes. Voilà en substance, ce que l’on peut retenir du khoutba (sermon) du Khalife Général de la Mouridiyana, Serigne cheikh Sidy Mokhtar M’Backé, à l’occasion de l’édition 2013 du Grand Magal de Serigne Touba (Khadim Rassoul, serviteur du prophète). Qu’un tel discours provienne à son heure et de la bouche d’un de ses petits-fils, descendant du frère utérin de Mouhammadou Moustapha, en lu, Serigne Mouhamadou Lamine Bara M’Backé, l’homme à l’histoire rocambolesque et aux mille fracas de ce que peut-être un vrai M’Backé-M’Backé.

1.    Le Démiurge

Je m’en vais d ce pas écrire pour la postérité ce que le Saint Homme Serigne Saliou (que Dieu soit satisfait de lui), aimait à leur enseigner, sans les pervertir, ni les rendre dévergondés et gonflés à leurs parents, à leur sortie d’école.

Tout d’abord leur dire que la religion qu’on leur a fait assimiler, est très mal comprise par tous ceux qui s’acharnent sur elle, en orient comme en occident ; au Nord de l’Afrique subsaharienne comme au centre, à l’est et au sud. Et ce, par tous ceux et toutes celles qui s’évertuent, en s’appliquant nuit et jour, à imiter leurs devanciers, qui eurent à embrasser l’islam ou le christianisme avant eux et qui leur ont enseigné les préceptes religieux, faits de moral et de soumission à la volonté divine. Voilà bien là du beau monde, vers qui aller prêcher l’Islam non dénaturé.

2.    Le Disciple

Ensuite, je voudrais leur expliquer en mon for intérieur, brièvement le contenu de l’enseignement qu’ils ont reçu, à leur sortie d’école, muni de leurs diplômes (un exemplaire du Saint Coran, généralement) et heureux récipiendaires qu’ils sont (bénéficiaires de largesses humaines, de tapis de prière, d’habits neufs, d’un chapelet pour célébrer le culte musulman et une bouilloire pour s’acquitter du rituel de l’ablution en cas de souillure, aux heures indiquées de prières etc.).

Car cet enseignement, leur a été dispensé par des maîtres coraniques, vigilants précepteur et travaillant nuit et jour pour eux (leur épanouissement spirituel et leur formation éthique). Sous l’œil examinateur d’un Grand Examinateur qui Est Maître du Trône (Dieu Lui-Même).

De ce fait, tous faits se rapportant au Livre, aux paroles entendues du prophète, aux récits révélés sur les Saints par d’autres saints qui sont passés avant eux, à la jurisprudence islamique en matière de foi et de clarification, de près ou de loi, de fond en comble, comme en surface, les concernent. Et ils pourront faire face à toute discussion contradictoire portant sur la recherche du pont focal de convergence pour la Vérité, avec un tel outillage.

Comme le fît jadis, feu le Professeur Cheikh Anta Diop (Pharaon du Savoir), au Caire en Egypte, en 1974, devant un parterre de scientifique de sa trempe et de sa discipline, en faisant reconnaître la primauté de la thèse qui dit que : «L’AFRIQUE EST LE BERCEAU DE L’HUMANITE ». Rappel pour rappel, en ce 1er janvier 2013, jour de l’an, chômé, férié et payé dans la quasi-totalité des pays du monde libre et moderne.

3.    L’aventure mystique

Enfin, je leur apprendrai, en guise de libération et de Salam livré (paix et salut, paroles de la part d’Un Seigneur Très Miséricordieux), trois choses qui me tiennent à cœur, qui me paraissent essentielles à restituer, et que j’aurai retenu de l’histoire d’un grand maître du Coran, lui-même savant érudit, rédacteur pionnier de «Khassaïdes», œuvres élégiaques entièrement dédiées au prophète Mohamed (SAW).

a.     Primo l’Accent toubab :

Le colonisateur et ses auxiliaires (dont un certain Samba Laobé) jamais n’auront la prétention ni la munificence de nous dire de Serigne Touba, plus que ce que nous devions en apprendre grâce à ses compagnons et talibés qui lui ont subsisté contemporains locaux. Plus que çà ! Qui le connaît suffisamment bien étant eux encore, non plus, jamais, il ne sera de leur intérêt de dévoiler à la postérité actuelle, tout le précieux et le bien-fondé réel qu’ils ont pu tirer du marabout et qu’ils savent de leur déporté en exil sept ans durant. Le confrontant avec des djinns et face à toutes sortes d’épreuves et le confondant en son for intérieur avec sa part de vérité. Résultat des courses ! Samba Laobé a voulu voir de ses propres yeux ce qu’il ne devait jamais voir et en a eu pour son œil pété, pour avoir voulu observer d’un œil ce qui s’apprêtait à se dérouler miracle sous ses yeux, pendant que le marabout lui enjoignait de fermer les yeux, et qu’il n’a obéi qu’à moitié en fermant un seul œil, curieux qu’il était décidé à assister au miracle sur mer. Quant à ses chefs, maîtres du navire «Le Pont de Pernambouc», pour prix de leur incrédulité, ils ont eu droit à assister à un spectacle féerique inimaginable et digne du Nom de Dieu : «ALLAHOU AKBAR» ! DIEU EST GRAND !

b.     Secundo, l’Accent Arabe :

A beau mourir un jour passé, futur, proche et/ou lointain ou prochain, quiconque tu seras, tu seras âme à goûter à la mort. Et l’Ange de la mort se présentera à toi, pour ensuite te présenter à celui qui vit et qui ne meurt jamais. Celui-là même que les Maures de Mauritanie ne voulaient pas avoir pour Imam, lors de sa résidence surveillée, pour sa couleur d’homme noir et à cause de leur autosuffisance spirituelle de lettrés arabe en langue arabe claire et évidente, pour devoir accepter qu’un simple homme, venant de nulle part, officia la prière à leur place et en les guidant. Que nenni ! Que nenni ! Quelque soit la valeur intrinsèque indiscutable de cet homme, ressortissant du territoire voisin sous domination coloniale à l’époque.

Les trois jours de la tombe de celui là ou de celle –là, sauront amplement cette vérité. Mais la personne indiquée, elle sera absente de ce monde, qu’elle aura déjà quitté, pour être empêchée de témoignage juste et vrai à l’égard de ses contemporains.

c.      Tertio, l’Accent aigu de petit humain

In fine, sans doute le plus important, le nouveau-né, livrant son premier cri de joie ou de détresse, ouvrant les yeux sur un monde tout nouveau pour lui ou elle, verra, quant à lui (garçon) ou quant à elle (fille), de ses propres yeux, tout souriant (peut-être), tout aigri (il se peut), celui que tout le monde voit ici au Sénégal, en image et reconnait à son visage si singulier : l’icône du Marabout Cheikh Ahmadou Bamba.

Mais, le bébé est immature à raison, pour professer juste de la vérité de la lumière du jour qu’il ou elle aperçoit. Sa langue n’est pas encore déliée comme l’enfant de Marie la vierge, Jésus Christ (Nabbilaï Issa Roukhoulahi, l’Esprit de Dieu, Son Verbe, Sa Parole). C’est cette vérité qui se trouve être au début du travail du Serviteur du prophète, qui a consacré toute sa vie à Dieu et à Son prophète, l’élu fine fleur de choisis. Et, paradoxalement aussi, à la fin, lors de leur rencontre secrète, loin des yeux et des regards, pendant l’appel à une juste rétribution de toute son œuvre au serviteur, des mains pleines de Qui il devait recevoir ces dons supplémentaires de Dieu et d’après les nobles intentions du Messager d’Allah, qui lui aurait voté cette faveur en dernier lieu, avant de se rendre compte avec lui, en présence de lui, de la vraie face d’Allah Soubhannalah Wata’Allah. Le mystère est loin d’être percée puisque Cheikh Ahmadou Bamba n’est quelqu’un qu’on pourra connaître dans ce bas-monde, si ce n’est au jour du rassemblement, lorsque l’Ange Israfil aura soufflé dans la trompette. Raison pour laquelle Bamba est bien loin d’avoir livré tousses secrets aux siens.

A vous d’en retenir la leçon d’humilité : car tout devra disparaître, et seule subsistera la face noble et majestueuse de ton Seigneur (Al Wahjj). Paroles du Saint Coran.

 

Par Lèye Khaly Moustapha.