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De la terreur ou de l’ordre ?
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Amadou Toumbou
" qui n' a pas été accusateur opiniatre pendant la prospérité doit se taire devant l'écroulement. le dénonciateur du succès est le seul légitime justicier de la chute." Victor Hugo - Extrait de Les Misérables  
Par Amadou Toumbou
Publié sur 12/26/2012
 
Le Sénégal a nécessairement besoin de voir restaurer l’ordre républicain et cela dans tous les secteurs de  la vie de notre pays. A  la vérité ...

De la terreur ou de l’ordre ?
Le Sénégal a nécessairement besoin de voir restaurer l’ordre républicain et cela dans tous les secteurs de  la vie de notre pays. A  la vérité l’indiscipline est devenue une gangrène, un cancer qui risque d’emporter ce pays. Le Sénégal est l’un des rares pays au monde où de faux  médicaments sont vendus, en quantités industrielles, par des gens qui n’en ont aucune légitimité au vu et au su de tout le monde, sans que l’Etat de puisse sévir et protéger la population devant ce péril sanitaire. C’est encore dans ce pays qu’un projet de loi visant à réguler les fameux «  chants religieux » soulève  un tollé incompréhensible. Pourquoi cette clameur sur une loi qui devrait rendre nos nuits beaucoup plus douces et paisibles ?  Dieu serait il sourd au Sénégal au point de recourir à des concerts nocturnes intempestifs et dérangeants ? Les exemples sont nombreux et variés et ne semblent épargner aucun domaine.

Devant une telle situation semblant confondre le Sénégal à un immense souk, il y a nécessité de ramener l’ordre. Au nom de quelle démocratie devons nous accepter qu’une catégorie de sénégalais jouisse de plus de privilèges que d’autres ? La convocation d’un citoyen, fut il ex ministre ou fils de président voire président de la république par les institutions habileté à le faire, devrait se confiner à un acte juridique banal car des milliers de sénégalais font face à cela tous les jours. Dans cette logique, l’interpellation de Elhadji Amadou Sall, hormis l’émotion première de ses partisans, ne présente aucun intérêt pour la majorité des sénégalais. Qu’il réponde de ses propos, si tant est il que la loi sénégalaise prévoit qu’on puisse poursuivre un citoyen pour offense à chef de l’état. On ne peut se prévaloir, dit-on, de ses propres turpitudes. Et quand  on voit la qualité de ceux qui hurlent à la dictature, on se demande s’ils ne cherchent pas à instaurer un climat de terreur par une sorte de stratégie de la victimisation.

Le désordre s’est répandu dans ce pays comme la peste et participe pour beaucoup à  son sous développement. Chacun fait comme bon lui semble sans jamais se soucier de la loi ou du voisin. On doit pouvoir rompre avec  cette image de voies publiques envahies par des marchands ambulants, aux motivations légitimes et compréhensibles, mais qui par leur agissement contribuent au renforcement de la pauvreté. Des millions d’heures sont perdues dans ces embouteillages générés par cette occupation anarchique des routes obérant la rapidité des échanges économiques. L’état, sur ce point, se doit d’assainir ce secteur et proposer des lieux adéquats à l’exercice de ces activités. La responsabilité de l’état est engagé et il ne faut  rêver à un quelconque progrès économique ou autre, si le pays fonctionne suivant les humeurs d’individus tirant leur légitimité sur des critères politiques, de naissance  ou d’autres plus anachroniques plongeant dans la féodalité.

Gouverner c’est aussi avoir le courage de prendre des décisions fortes mais bénéfiques pour le futur. Le laisser aller qui règne dans ce pays atteint des sommets qui deviennent inacceptables. La terreur serait de permettre plus de liberté à une minorité dans une république. La dictature qui en découle est le silence de la majorité qui risque de verser dans une sorte de fatalisme au mieux  et au pire dans l’application de la loi de la jungle.

                                                                                                  Toumbou Amadou         
                                                                                                  sunuman2012@gmail.com