OPA sur le Sénégal :

Le Président mis à prix et vendu au plus offrant ?

DIPLOMATIE TUMULTUEUSE !

YEEWU-LEEN

Au titre la fonction, le Président de la république et sa famille reçoivent beaucoup de cadeaux pendant l’exercice du mandat. L’accaparement de ces cadeaux par la famille présidentielle constitue :

1)Potentiellement une fragilisation de l’institution présidentielle mercantilisée face au pouvoir d’argent des groupes financiers, militaro-industriels et des puissances étrangères ;

2)Réellement un détournement de la fonction de Président de la république à des fins d’enrichissement personnel, imputable au Président sortant, au détriment de l’intérêt général de la nation sénégalaise.

LUBAL XALIS

Un cas d’enrichissement sans cause illustré par « l’affaire des 600 véhicules », que l’actualité brûlante n’a pas suffisamment décrypté. Mieux que la saisie de ce parc automobile et le lynchage médiatique qui l’a accompagné, il faut plus fondamentalement éradiquer cette source de corruption que constituent les cadeaux de valeur offerts au Président en exercice.

À ce propos l’argumentaire de Me Abdoulaye WADE, présentant ces véhicules comme étant le fruit de son amitié, est très intéressent. Car il témoigne du désespoir (de l’ancien Président) de recevoir d’autres cadeaux de « ses amis », pourtant restés fidèles. Il est dès lors indiscutable que les cadeaux reçus, par la famille présidentielle, le sont au titre de la fonction de Président en exercice.

PENCCUM REWMI

C’est pourquoi la 12e législature, dite de rupture, doit légiférer en la matière pour que les cadeaux dont la valeur dépasse un montant convenu (500 mille, 1 million F CFA…) soient l’objet d’une vente aux enchères publiques. Les sommes récoltées pourront être versées au trésor public ou consacrées aux œuvres sociales. Trois objectifs sont visés :

   I.     Sauvegarder les intérêts supérieurs de la république sénégalaise devant les grands enjeux économiques et financiers ;

 II.     Protéger l’Institution présidentielle des puissants lobbies ;

III.      Combattre la corruption et l’enrichissement illicite par l’assainissement de la vie publique.

JAY SA ASKAN

Diplomatie tumultueuse ! Pour le moins sujette à plusieurs interrogations relatives aux principes et à la philosophie qui portent nos relations internationales.

1)Téhéran n’a-t-il pas tenté de rallier Dakar à sa croisade anti-américaine, en l’achetant par des dons suivis de centaines de véhicules (à partir 2008) ? Il est clair que Wade a rusé avec Ahmadinejad, qui n’a rien gagné dans cette affaire. Pire l’ancrage de Wade à l’axe américain sera éloquemment établi par l’approbation définitive du Millénium Challenge Account (décembre 2010 et janvier 2011). Suit inévitablement la seconde interrogation.

2)Ahmadinejad a-t-il voulu punir Wade (coupable à ses yeux de duplicité) dans l’affaire de la cargaison d’armes iraniennes à destination de la Gambie, voire du Mfdc ? Le lecteur averti trouvera peut-être un début de réponse, dans l’amitié « sincère » subitement interrompue par une rocambolesque rupture des relations diplomatiques (février 2011), et dans l’étonnante chronologie des évènements.

NAWLEENTE

Rappelons le projet avorté de « Keur Farah Pahlavi » (Complexe industriel, Port-minéralier, Chemin de fer et des milliers d’Emplois) sorti tout droit en 1975 de l’amitié entre Senghor et le dernier Shah d’Iran Mohammad Reza Pahlavi.

OPA sur le Sénégal : Ni amitié-senghorienne, ni ruse-ndiomborienne, le Sénégal devra établir ses relations internationales sur la base durable d’un partenariat gagnant-gagnant. Lorsqu’on signe des accords debout, et non plus couché sur un matelas d’argent sale, on peut les ratifier la tête haute. Voyons ! Si le Président n’est pas mis aux enchères publics au plus offrant, alors qui pourrait l’acheter avec des cadeaux-royaux ? Personne. Cœur de Lion : JOM CI XOLBI ! La transparence et la traçabilité sont des exigences de bonne gouvernance dans la gestion des affaires publiques. La nouvelle citoyenneté attend, ferme et déterminée.

Fait  à  KABRUS,  le  1er  ÑANI-BAÑ-NA  2mille-WËLIS

SenPOLITIK

M. Momar Idrissa NDIAYE,
Professeur LETFP/Thiès

 

JËRËJËF