CROISSANT LUNAIRE

UN ÉCHEC ASTRONOMIQUE !

DEMAIN LE RETOUR D’EL HADJ OMAR TALL

 

Sacré RAMADAN 1433. Deux (2) dates de démarrage, les 20 et 21 Juillet 2012 n’ont pas freiné l’ardeur des croyants. Mais trois (3) dates de KORITÉ, les 18, 19 et 20 Août 2012, consacrent l’échec total dans la gouvernance de l’Islam au Sénégal. DEWENATTI, qu’ALLAH nous agrée.

L’astronomie commence par la visée dans la lunette et suppose le recul par rapport à l’objet. L’observateur sénégalais de la CONACOC pointe le viseur sur son nombril et voit flou. Voit-il vraiment ? Il ne s’agit pas de scruter le ciel territorial sénégalais, vert, or et rouge. Le véritable champ d’observation et de vision du croissant lunaire est le ciel, musulman, ouest africain.

La tradition mouhammadienne agrée l’apparition du croissant lunaire, rapportée par le voyageur de la contrée lointaine. Pour le Sénégal, c’est par exemple le voyageur venant de Kayes au Mali, de Rosso Mauritanie, de Koundara en Guinée ou de São Domingos en Guinée Bissau. C’est pour cette raison que l’observation du croissant lunaire doit être étendue aux pays limitrophes.

S’y ajoute l’argumentaire scientifique du fuseau horaire et de l’heure légale, tous les deux, partagés par le Sénégal et ses voisins immédiats : Gambie, Guinée, Guinée Bissau, Mali et Mauritanie. La CONACOC doit intégrer dans sa démarche, les conclusions pertinentes des structures analogues installées dans ces cinq pays. Cette intégration est la traduction opérationnelle de la tradition prophétique rappelée plus haut.

La CONACOC, « association d’utilité publique », d’intérêt économique et de stratégie sociale, mériterait l’agrément du Ministère de l’Intérieur. Ce dernier peut bel et bien la conforter par une « lettre de mission », non pas édictée, mais résultant d’une charte spécifique entre les communautés musulmanes sénégalaises. Bien que religieuse, une charte relative à l’observation du croissant lunaire intègre naturellement le corpus des lois et règlements. Les chartes culturelles en sont une belle illustration. Il leur arrive même de se prévaloir, non pas de la majorité, mais tout juste de l’exception culturelle.

Mieux, l’État doit jouer pleinement son rôle constitutionnel de protection, d’assistance et de soutien à la communauté musulmane sénégalaise en particulier. La laïcité positive conjuguée avec le droit à une information juste et honnête ne sauraient laisser l’État indifférent. C’est au Gouvernement qu’il revient de réunir les conditions générales de l’exercice du culte : Paix, Sécurité publique, Accès à l’Information crédible… Aucun Président responsable ne s’abriterait derrière « la Constitution » pour laisser se multiplier indument des jours fériés inutiles et contre productifs. Vraiment aucun !

Pour terminer, j’appelle les nouvelles autorités à une relecture courageuse de la Constitution. Le faisant, elles verraient que la conjugaison des droits fondamentaux et des droits voisins, les engage résolument dans la dynamique de l’action salutaire. En plus des « familles religieuses » habituelles, l’État doit mettre à contribution l’Association des Imams et Oulémas, les services techniques compétents, le commandement territorial (Gouverneur, Préfet, Sous-Préfet), les collectivités décentralisées (Maire, PCR, Chef de village), le contrôle frontalier (Police, Douane, Gendarmerie), les missions diplomatiques et consulaires dans les cinq pays voisins du Sénégal et enfin toutes les bonnes volontés. DEWENATTI à tous, qu’ALLAH accepte nos dévotions et nous aide à réaliser l’unité des cœurs et des esprits. Encore faudrait-il que le ministre Mbaye NDIAYE reprenne, pour ainsi dire, le bâton de l’incomparable Maître El Hadj Omar TALL !

SenPOLITIK

M. Momar Idrissa NDIAYE, Professeur LETFP/Thiès

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