Accord tripartite 2009 : La Csa exige la baisse de la fiscalité sur les salaires.
Compte
tenu de l’accord tripartite signé entre l’Etat, le patronat et les
syndicats, la Csa demande la baisse de la fiscalité et du coût de la
vie. Un combat autour duquel cette centrale invite toutes les autres.La
Confédération des syndicats autonomes du Sénégal (Csa) continue
d’exiger la baisse de la fiscalité sur les salaires et celle des prix
des produits de première nécessité. C’est l’une des préoccupations
formulées hier au terme de la session ordinaire du bureau confédéral de
cette organisation. Selon
le Secrétaire général Mamadou Diouf, cette demande reste une exigence
«sans délai» de sa structure, conformément à l’accord de 2009 entre
l’Etat, le patronat et les syndicats. Certes, selon M. Diouf, le
patronat avait consenti une augmentation de 4 à 8%, mais cette mesure
reste plombée par la cherté du coût de la vie. «On
a comme l’impression que ce que le patronat nous donne d’une main, le
gouvernement nous le retire d’une autre», a dénoncé le syndicaliste.
D’où l’appel fait aux autres centrales de s’organiser pour mener cette
lutte. «La Confédération des syndicats autonomes tend la main à toutes
les centrales et organisations syndicales non affiliées, mais
convaincues que dans ce contexte, il n’y a d’alternative que la
mobilisation pour faire prendre en compte nos préoccupations », a
martelé Mamadou Diouf. Outre cette préoccupation, la Csa estime que
plusieurs autres secteurs méritent l’attention des centrales syndicales.
Il s’agit, entre autre «des menaces sur la sécurité de l’emploi», des
«violations des libertés syndicales», des «coupures intempestives
d’électricité » et de la «paupérisation croissante des travailleurs
ruraux», etc. Les
camarades de Mamadou Diouf n’oublient pas ce qu’ils appellent le
«contexte politique préélectoral lourd de menaces sur la paix et la
stabilité sociale ». Concernant
l’année scolaire, la Csa recommande au gouvernement de prendre des
«mesures anticipatives» pour éviter des perturbations dans le milieu
scolaire. A ce titre, les camarades de la Maison Iba Ndiaye Diadji
estiment que la mise à disposition des salaires des enseignants avant le
8 du mois est une exigence à respecter. Revenant sur les élections de
représentativité du 20 avril 2011, la Csa exige du gouvernement une
reconnaissance écrite, «conformément à ce que les travailleurs nous ont
donné par la voie des urnes », selon Mamadou Diouf.
Maguette NDONG.