L’année scolaire 2011/2012 risque de démarrer avec une grève des enseignants du Saemss/Cusems. Les camarades de Mamadou Lamine Dianté ont décidé d’ouvrir les hostilités dès la rentrée pour obliger l’Etat et la Fastef à aller dans le sens de la mise en application des décrets signés par le Président à l’issue de leur grève de l’année dernière.Les enseignants accusent la faculté des sciences et techniques de l’Education (ex école normale supérieure) de bloquer l’exécution des accords sur les passerelles de l’administration et sur les centres régionaux de formation, tandis que l’Etat fait du dilatoire.  

Les perturbations dans l’espace scolaire risquent d’intervenir très tôt pour cette année 2011/2012. Pour  causes les enseignants membres du Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire / Cadre unitaire des syndicats de l’enseignement moyen et du secondaire (Saemss/ Cusems) menacent d’ouvrir des hostilités dès la rentrée, si l’Etat et la Faculté des sciences et techniques de l’éducation et de la formation(Fastef) ne pressent pas  dans le sens de la matérialisation des décrets dont ils ont obtenus les signatures au mois de juin dernier.  

Selon  Saourou Sène, le chargé des revendications  du syndicat « la commission administrative, après les assises tenues le week end dernier, a instruit le bureau exécutif pour qu’il engage le combat dès la rentrée, si l’Etat ne va dans le sens de la mise en œuvre des décrets signés par le Chef de l’Etat. »En effet, après plusieurs semaines de grèves et de boycottt des cours, les enseignants membres dudit syndicat avaient obtenu du chef de l’Etat la signature de deux décrets portant sur la création des centres régionaux de formation et la mise en œuvre des passerelles pour permettre aux enseignants de profiter de leur expérience afin de pouvoir avancer dans leur hiérarchie après une formation complémentaire au niveau de la Fastef.

Mais , en à en croire le secrétaire générale du Syndicat autonome des enseignants du moyens secondaire (Saemss), le gouvernement est entrain de faire du dilatoire tandis la direction de la Fastef rechigne à mettre en œuvre ces acquis arrachés au prix « de hautes luttes ». C’est pourquoi, dès la rentrée d’octobre, ils comptent remettre cela si le ministère et la fastef continuent à jouer au dilatoire avec eux. « Nous avons obtenus la signature de deux importants décrets et nous sommes dans l’attente de deux autres, tout aussi importants.  Nous nous sommes employés pendant toutes les vacances scolaires à ce que cela puisse être matérialisé à partir du mois d’octobre. Mais force est de constater que le gouvernement ne fait aucun effort. Au contraire c’est de la mauvaise volonté  et du dilatoire que le gouvernement nous  oppose par rapport à l’application de ces décrets » a révélé Mamadou Lamine Dianté. Dans le but de définir la position à tenir au sujet de cette affaire la commission administrative de l’organisation s’est réunie, le dimanche 18 septembre. Il ressort de cette appréciation de la situation que le blocage noté dans la mise en application de ces accords est consécutif au jeu de yo-yo mené par le ministre et la Fastef. Cette dernière apparemment n’est pas  très favorable à cette nouvelle situation qui décentralise la formation des professeurs craie en mains, volontaires, vacataires et chargés de cours dans le moyen secondaire.

Selon M. Dianté, « il y a un jeu de « ping - pong » entre le ministère et les institutions de formation, notamment la Fastef, on ne saurait comprendre aujourd’hui que des individus disent qu’ils ne sont pas d’accord avec un décret signé par le Président de la République. » Et c’est pourquoi, les camarades de Mamadou Lamine Dianté ont demandé au gouvernement de faire preuve d’autorité pour que les décrets signés soient mis en œuvre. « Il ne faut pas que la Fastef et son directeur soient des otages de trois personnes pour leurs intérêts personnels »  a déclaré M. Dianté.

Croyant que  les réticences de la Fastef étaient liées à une mauvaise compréhension du décret, le Saemss s’est engagé à aider l’institution à une meilleure compréhension du décret, en mettant l’accent sur le fait que les centres régionaux de formation demeurent sous sa tutelle scientifique et la Crf ne concernait que les candidats au Caes-Cem.  Alors que la formation pour le Caes et le Caem demeurent exclusivement réservés à la Fastef. Mais malgré toute cette « volonté et cette disponible » de l’autre on ne semble pas être dans les dispositions pour mettre en œuvre ces accords dès le mois d’octobre prochain. Face à ce dilatoire de la Fastef, les syndicalistes du Saems se sont décidés à recourir aux autres instituts de formations « comme l’université Gaston Berger de Saint-Louis qui dispense les mêmes formations et délivre les mêmes diplômes » a déclaré Mamadou Lamine Dianté. Dans l’immédiat le chargé des revendications, du syndicat est catégorique, nous sommes prêts pour engager la lutte dès la rentrée « conformément à la volonté des camarades à l’issue de nos assises nationales».
                                                                                                           par Daouda GUEYE.