Hewlett-Packard Compan (Hp), un géant mondial du secteur des technologies, a annoncé, hier à Dakar, le lancement officiel de ses activités au Sénégal avec l’ouverture d’un bureau.Antoine Barre, son Vice-président, a expliqué l’engagement de l’entreprise à investir au Sénégal par son fort potentiel de croissance.

L’Afrique est vue par les investisseurs comme un espace d’investissement innovant et stratégique pour l’industrie informatique. Et le Sénégal, qui présente un fort potentiel de croissance dans le domaine des Nouvelles technologies de l’information et de la communication (Ntic), attire déjà. C’est pourquoi, Hewlett-Packard Compan (Hp en abrégé) a décidé d’y ouvrir un bureau.

Interpellé sur ce choix, Antoine Barre, Vice- président de Hp, qui s’exprimait hier lors d’une conférence de presse de lancement des activités de la société informatique au Sénégal, estime qu’après une ‘étude préalable et un passage en revue des différents pays d’Afrique, le Sénégal est ressorti comme un pays de stabilité et à fort potentiel’. Et d’ajouter : ‘Hp est engagé à investir pour la croissance au Sénégal’.

Le secteur des Technologies de l’information et de la communication (Tic) est en croissance rapide et s’avère vital pour l’économie des pays en développement surtout. Car, il permet de créer des emplois et de générer des recettes pour les gouvernements. Il a ainsi un rôle moteur dans le développement à la fois technologique, énergétique, industrielle, mais également en matière de santé, d’éducation…

C’est ce que ces nouveaux investisseurs ont cherché à démontrer, illustrant leurs propos d’exemples de pays émergents tels que la Chine ou encore le Brésil, qui ont eux-mêmes investi dans le secteur des nouvelles technologies avant de voir leur croissance ‘décollée’. ‘Aucun doute qu’une croissance durable passe par un développement des Tic’, soutient, confiant, Barre.

Mais toutes ces promesses et attentes auraient peu de sens sans une explication précise de la mise en œuvre prévue par le groupe pour leur concrétisation. Ainsi, c’est par un partenariat poussé et diversifié que le géant informatique entend mener à bien ses activités, dans l’intérêt du Sénégal. Cela, en travaillant ‘main dans la main avec les autorités sénégalaises’, déclare le Vice- président de la multinationale.

Partenariat, tout d’abord, avec l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar avec qui elle a signé un protocole d’accord, hier. Les trois axes principaux de cet accord, (un programme d’études supérieures qui faciliterait le passage d’un cycle académique à un cycle professionnel ; un programme vente qui consisterait à l’insertion des jeunes dans une carrière liée aux Tic ; et un programme inscrit dans le réseau universitaire qui permettrait le développement de la recherche), sont inscrits selon le vice-recteur de l’Ucad, Ndiaw Diouf, de manière pertinente dans le cadre du nouveau système de formation Licence - Master - Doctorat (Lmd).

D’autre part, c’est à travers un partenariat avec l’Organisation non gouvernemental (Ong) Tostan que le groupe Hp espère créer une plateforme technologique permettant à l’Ong de développer sa stratégie communautaire à plus large échelle. Tostan a, en effet, un programme de développement communautaire dans plus de 1 300 villages de huit pays d’Afrique où elle assure l’éducation d’adultes et d’adolescents qui n’ont pas pu bénéficier d’une scolarisation formelle. A l’heure des 20 ans de l’Ong, sa représentante, Penda Mbaye, se réjouit d’un tel partenariat. ‘Il va de soi que la technologie joue un rôle de plus en plus important dans notre réussite et notre productivité’, note Mme Mbaye.

Si l’industrie Hp semble à tout prix vouloir favoriser les partenariats pour s’intégrer dans l’économie locale, elle reste néanmoins consciente des risques auxquels elle peut être confrontée. Les activités des marchés parallèles et la contrefaçon, par exemple, sont décrites comme de véritables fléaux contreproductifs et dangereux pour les consommateurs, contre lesquels il s’agira de lutter.

Anaïs TANKAM (Stagiaire).