Après plus d’un demi-siècle de combats contre l’Etat israélien, la Palestine vient d’engager la bataille de la reconnaissance en tant qu’Etat auprès de la communauté internationale. Son ambassadeur à Dakar a annoncé hier que « la crédibilité est le meilleur atout de la Palestine ».

En septembre prochain, l’Autorité palestinienne va présenter au siège des Nations unies, à New York, son projet de reconnaissance de la Palestine en tant qu’Etat « indépendant et souverain ».

Une bataille diplomatique que les Palestiniens espèrent gagner en mettant sur la balance leur crédibilité, a indiqué l’ambassadeur de la Palestine au Sénégal, son Excellence Abdalrahim Alfarra, lors de la célébration de la Journée mondiale pour la libération d’Al Qods.

L’ambassadeur palestinien relève qu’il n’a pas de doute pour que le Sénégal vote en faveur de la création de ce nouvel Etat. « Mais nous comptons sur le Sénégal, un pays frère qui préside et l’Organisation de la conférence islamique et le Comité pour la défense des droits inaliénables du peuple palestinien pour convaincre d’autres Etats à voter ce projet de résolution pour une pleine adhésion de la Palestine à l'Onu en tant qu’Etat souverain et indépendant sur les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale», a expliqué son Excellence Alfarra.

Il s’est exprimé en présence de ses homologues d’Algérie, d’Arabie saoudite, d’Irak, d’Egypte et de Syrie. Pour fustiger les Israéliens, incapables, selon lui, « de rechercher la paix dans cette partie du monde ».

Mieux, a souligné S.E. Alfarra, « les grandes puissances ne sont plus en mesure de convaincre Israël de respecter ses engagements ». Alors que « l’Etat israélien a clairement indiqué qu’il est contre la création de cet Etat ».  Comme l’a indiqué Benyamin Natanyahu a à Barack Obama et au Sénat américain lors de sa dernière visite aux Etats-Unis. Analysant les soixante années de « lutte héroïque » du peuple palestinien, le Pr Malick Ndiaye, l’un des coordonnateurs du comité sénégalais de libération de la Palestine ajoute que « la communauté internationale n’a guère tenu ses promesses ». Toutefois, le diplomate est d’avis que ce futur Etat ne peut prospérer sans une réconciliation définitive entre le Hamas et le Fatah, les deux organisations rivales de la Palestine.

Maguette NDONG et Souleymane Diam SY.