Gestion des infrastructures publics : Les Chambres de commerce à l’écart.
Aly Mboup, Secrétaire général de la Chambre de commerce, d’industrie et
d’agriculture de Dakar (Cciad) a déploré, lors d’une visite de
courtoisie au journal Le Quotidien, le fait que les Chambres consulaires
ne soient pas impliquées dans la gestion des infrastructures publiques.
Les Chambres consulaires n’ont pas beaucoup d’infrastructures à gérer au
Sénégal, contrairement à d’autres pays. Cette remarque est de M. Aly
Mboup, Secrétaire général de la Chambre de commerce, d’industrie et
d’agriculture de Dakar (Cciad). En visite de courtoisie avant-hier, au
journal Le Quotidien, avec quelques-uns de ses collaborateurs, M. Mboup a
indiqué que ni l’Etat ni les collectivités locales ne confient à la
Cciad des infrastructures à gérer. Alors que dans un pays comme le
Burkina Faso, c’est la Chambre de commerce qui gère l’ensemble des
infrastructures du pays, ce qui lui permet de booster son chiffre
d’affaires. Le Secrétaire général de la Cciad a dénoncé : «Les
collectivités locales ne travaillent pas assez avec les Chambres de
commerce. Des promoteurs construisent des marchés et les mettent à la
disposition d’autres gérants. Il y a également l’Etat qui prend la
responsabilité de confier ses infrastructures à d’autres, sous forme de
Bot ou en créant des agences.» Selon lui, le pont-bascule du Port
autonome de Dakar (Pad), est la seule infrastructure gérée par la Cciad.
Face à cette situation, la Ccaid souhaiterait mener, dans le
cadre de son actuelle mandature, un intense lobbying auprès des
autorités étatiques.
Entouré de trois de ses collaborateurs, dont
Safiétou Kane, nouvelle responsable du service d’information et de la
communication de la Cciad, qui a été membre de la Rédaction du journal
Le Quotidien, Aly Mboup a annoncé vouloir rompre avec l’ancienne
méthode de communication qui avait cours à la Chambre. Selon lui, la
Cciad veut sortir de sa tour d’ivoire pour percevoir les besoins des
acteurs économiques. Dans ce sens, la Chambre consulaire a entrepris
plusieurs chantiers. «Dans nos priorités, on est en train de voir
comment renforcer le dispositif pour mieux accroître la politique de
communication. Une Chambre qui n’informe pas, n’est pas une Chambre de
commerce. Nous avons beaucoup de tares à ce niveau-là», a reconnu M.
Mboup. La labellisation des programmes de formation et des diplômes
délivrés au Sénégal est l’un des grands chantiers que la Cciad veut
également développer. D’après le Secrétaire général, le secteur de la
presse ne sera pas laissé en rade.
dialigué@lequotidien.sn