Le ministre du Travail et des Organisations professionnelles, Sada Ndiaye, a donc profité de la tribune offerte au Méridien-Président par le patron du Meds, Mbagnick Diop et compagnie, pour annoncer la tenue, en 2012,  des prochaines enquêtes de représentativité patronale.

Parce que l’Etat tient à connaître le niveau de représentativité actuel des organisations patronales, d’autant plus que certaines (du reste très dynamiques sur le terrain) comme le Meds, sont nées il y a juste une dizaine d’années, alors que la dernière enquête remonte à une vingtaine d’années. De plus, il urge de procéder au toilettage de plusieurs textes contenus dans l’actuel Code du travail. Plusieurs nouveaux métiers ont d’ailleurs vu le jour et l’actuelle législation du travail semble dépassée, car recelant des dispositions datant de la période d’avant indépendance, reconnaît le ministre Sada Ndiaye.

En revanche, d’autres métiers ont disparu depuis belle lurette. Le chantier est donc ouvert du côté de l’administration du Travail avec l’activité du Conseil consultatif national qui veille à éviter les dispositions actuelles liées à des textes épars. Les travailleurs militant activement pour un Code du travail unique et cohérent.  Le président du Meds, Mbagnick Diop, avait auparavant dit son plaisir de recevoir le ministre du Travail, avant de décliner les principales préoccupations de son organisation dont 95% des entreprises font partie du segment des Pme. Il s’agit avant tout des sempiternelles difficultés d’accès au crédit bancaire avec des taux d’emprunt (jugés élevés) allant de 12 à 14%.
L’inexistence de crédits adaptés aux Pme a été aussi déplorée, de même que les problèmes d’accès au foncier et la réduction drastique des sites industriels.
Même s’il faut saluer la récente décision du chef de l’Etat de transformer les permis d’occuper en titres fonciers.
L’offre énergétique insuffisante et l’accès difficile à la commande publique restent encore des demandes pressantes. Par ailleurs, le Meds, qui n’est présent que dans 04 conseils d’administration sur 20, demande à y être davantage représenté.
Sada Ndiaye, qui a pris bonne note, a rappelé, relativement au foncier, que Dakar étouffe. L’idée aujourd’hui, est d’aller vers un décongestionnement de la capitale, en créant de nouveaux pôles de développement.

Mamadou Lamine DIATTA