Les sols au Sud et au Sud-est du Sénégal, notamment à Ziguinchor, Sédhiou, Kolda, Tambacounda et Kédougou, disposent de réserves en eau consistantes à même de satisfaire les besoins des cultures même en cas d’arrêt des pluies pendant dix jours, indique le mensuel Agrhymet.

Le même constat est valable en Gambie, en Guinée Bissau, dans les régions de Kayes et Koulikoro au Mali, et par endroits dans la région sahélienne, ainsi que dans le Centre-est du Tchad, souligne la même publication dans sa livraison de juillet. Ces informations proviennent de la dernière mise à jour des prévisions saisonnières pluviométriques et des écoulements de la région, précise Agrhymet, une publication du Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sècheresse dans le Sahel (Cilss). « Le refroidissement dans le Golfe de Guinée s’est élargi et le dipôle Nord-Sud de l’Atlantique s’est affaibli incitant une configuration qui n’est pas favorable à une saison des pluies homogène au Sahel et en Afrique de l’Ouest », explique le mensuel. « L’évolution de la situation pluviométrique actuelle est, en effet, assez hétérogène, avec des zones localement excédentaires, provoquant parfois des inondations, et des zones à déficits pluviométriques marqués, créant, au plan agricole, des stress hydriques importants », ajoute Aghrymet.

Ainsi, souligne le bulletin, « dans le Centre-nord du Sénégal, dans la quasi-totalité de la zone agricole de la Mauritanie, dans une majeure partie de la zone agricole du Niger (…), le niveau des réserves en eau demeure faible ». Pour ces différentes zones, indique Aghrymet, des apports pluviométriques sont nécessaires pour satisfaire les besoins en eau des cultures et la poursuite des travaux de semis au cours de la première décade du mois d’août. La publication relève que seule la zone Nord du Sénégal et le Nord de la zone agricole de la Mauritanie accusent un cumul mensuel compris entre 10 et 50 millimètres. En comparaison avec les cumuls pluviométriques du mois de juillet de l’année dernière, ceux de 2011 sont globalement équivalents, sauf dans le sud-est du Sénégal, indique le mensuel. Cette situation est également notée dans la région de Ségou au Mali, dans le Centre-est du Burkina Faso et par endroits dans l’Ouest, le Centre et le Sud de la zone agricole du Tchad où ils sont très inférieurs, ajoute le bulletin.

                                                                                                                           Écrit par APS.