Deux conventions signées entre l’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (Adepme) et deux entreprises (Made in Africa et New Africa) pour un montant de 2,6 milliards de francs Cfa vont permettre de promouvoir l’emploi des jeunes au Sénégal.

L’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (Adepme) a signé, hier à Dakar, deux conventions avec l’entreprise espagnole « Made in Africa » et le cabinet « New Africa consulting » représentant la société « China Zhonghang international technical et Economic corporation Co, Ltd » d’un montant de plus de 4 millions d’euros soit 2,62 milliards de francs Cfa.

Le protocole signé s’inscrit dans le cadre du « projet pour la promotion de l’employabilité des jeunes et le développement de l’entrepreneuriat par l’entrepreneuriat ».

Selon Mme Diédhiou,  le but de la convention avec « Made in Africa » est de contribuer au développement des métiers du bois, de la métallurgie et du graphisme par la mise en place d’une unité de formation et de production orientée vers l’exportation. D’après elle, les Pme sélectionnées seront incubées dans un centre et la totalité de leur production de mobiliers d’art sera achetée par Made in Africa.

En ce qui concerne la convention avec la société « China Zhongtang international Technical and Economic Corporation Co, Ltd », elle va permettre de transformer 100.000 tonnes de manioc et de riz pour le marché local. Poursuivant, elle révèle que 30 % de la production seront exportés en Chine. Pour terminer, la directrice de l’Adepme fera savoir que ces projets visent la création de 20.000 emplois directs dans les collectivités locales. La première unité de production sera installée à Diourbel dans les prochains mois.

En paraphant le protocole, Mme Marie Thérèse Diédhiou a rappelé les efforts faits par l’Etat pour lutter contre le chômage des jeunes. Le Chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade, rappelle-t-elle, a mis en place un cadre institutionnel avec la création de l’Adepme, du Fonds national de promotion de la jeunesse (Fnpj), du Plan Reva et de l’Office pour l’emploi des jeunes de la banlieue (Ofejban). Mais, pour elle, en dépit des efforts déployés par ces institutions, le problème subsiste encore.

Donc, d’après Mme Diédhiou, le combat est loin d’être gagné parce que les structures d’appui de même que les fonds ont certes engagé des actions importantes en faveur de la promotion de l’emploi en général et de l’emploi des jeunes et des femmes en particulier, mais n’ont pas pu créer un effet d’entraînement important.

Des stratégies concertées et innovantes s’imposent avec des actions opérationnelles allant dans le sens d’accompagner  les jeunes chômeurs sur les sentiers de l’insertion professionnelle ou de l’auto-emploi, a-t-elle ajouté.

Pape Sanor DRAME.