Quotidien d'informations du Senegal. Aussi le diplomate, tout en rappelant la philosophie de leur coopération qui repose sur «une gestion financière rigoureuse et l’appropriation des actions à mener», souligne l’importance «d’améliorer la gouvernance au niveau de l’Administration locale, notamment l’exécution effective du budget alloué».
En écho, le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances Abdoulaye Diop tient à rassurer l’ambassadeur du Japon sur ses «préoccupations quant à la priorité à accorder aux secteurs sociaux». «Même si le gouvernement accorde une importance particulière au financement des infrastructures, les ressources humaines ne sont pas pour autant délaissées». Chiffres à l’appui, M. Diop explique que depuis 2000, les crédits octroyés sur ressources propres pour le budget d’investissement de la santé ont été multipliés par 4, passant de 3,800 milliards en 2000 à 13,968 milliards en 2010. Le taux de mortalité lié au paludisme est passé de 32,72% en 2001 à 3,07% en 2010. Il annonce un taux de prévalence du Sida «bas et stable» à 0,7%.
Dans le secteur de l’éducation, «les crédits d’investissement sur ressources internes sont passés de 7,3 milliards en 2000 à 30 milliards en 2011 tandis que les crédits inscrits pour la construction des salles de classe sont passés de 3 milliards en 2002 à 11,6 milliards en 2010». En ce qui concerne la transparence de la gestion, Abdoulaye Diop brandit la dernière notation de la Banque mondiale qui a mis au plus haut niveau le Sénégal parmi les Etats africains, avec une note de 4 sur 6.
La rencontre devait aborder la politique d’assistance du Japon sur la période 2011-2015. Ainsi le ministre d’Etat Abdoulaye Diop invite le gouvernement japonais à «poursuivre l’appui dans les secteurs de l’éducation notamment dans le moyen -secondaire, de la santé et de l’hydraulique où les besoins sont encore énormes». Quant à l’ambassadeur, Hiroshi Fukada, il annonce l’intention de son pays de doubler le don d’ici 2012 et les investissements étrangers directs japonais en Afrique.
Déjà pour l’amélioration des services sociaux de base, le Japon a contribué pour une valeur de 15 milliards de francs, sous forme de don. En outre le diplomate souhaite que la démocratie stable du pays continue à jouer un rôle important dans la sous-région. Surtout que le Sénégal qui compte 103 volontaires japonais, est leur premier pays d’accueil.
Par Awa GUEYE.Stagiaire.