La Commission de l’UEMOA est très préoccupée par le faible niveau d’application de la directive relative aux modalités d’inscription des étudiants de la zone quelle que soit l’université des pays de la zone. En effet sur les huit pays de l’Union, cinq refusent encore de se soumettre aux normes. Le Sénégal est dans ce lot de pays aujourd’hui qualifiés de  « hors la loi ».

Le Sénégal, à l’image de la Côte d’Ivoire, du Togo, du Mali, du Bénin, passe outre la recommandation de l’UEMOA et qui est jugée essentielle dans le domaine de l’Enseignement supérieur dans la zone. En effet, la directive qui fait obligation à toutes les universités de la zone d’appliquer les mêmes conditions d’inscription des étudiants  issus des huit pays de l’Union n’est pas encore prise en compte par la législation sénégalaise. Ce manquement a été relevé lors de la conférence de presse bilan que le président sortant de la Commission de l’UEMOA, M. Soumaïla Cissé, a tenu hier, jeudi  à Dakar.

Ce dernier a indiqué « nous avons édicté une directive qui devrait permettre aux étudiants d’être inscrits  dans une université dans les  mêmes conditions que les nationaux. C'est-à-dire qu’un étudiant burkinabé qui est à Dakar doit payer les mêmes droits d’inscriptions qu’un étudiant sénégalais. Dis comme ça paraît simple mais malheureusement, tel n’est pas le cas et ce n’est pas normal ».

A l’en croire, « à part le Burkina Faso, le Niger et la Guinée Bissau, tous les autres pays ne l’appliquent pas y compris le Sénégal ». Ce qui, à son avis, « ne renforce pas la crédibilité de notre Union et cela veut dire tout simplement que nous ne sommes pas capables de faire un sacrifice pour nos propres enfants ».