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Benno Siggil Sénégal à l'heure du choix d'un candidat pour 2012
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Mor DIEYE
Ancien élève de l'Ecole des Bibliothécaires, Archivistes et Documentaliste (EBAD-UCAD) et de l’IUT Ingénierie documentaire de l’Université Toulouse II, Mor DIEYE est Ingénieur en gestion de l'information documentaire. Il est passionné de toutes les questions relatives à la société, à la géopolitique et au débat politique en général. 
Par Mor DIEYE
Publié sur 06/26/2011
 
La mobilisation des sénégalais lors de la manifestation du 23 juin 2011 contre le projet de loi instituant un ticket présidentiel qui prévoit l'élection au suffrage universel direct d'un président et d'un vice-prési...

Benno Siggil Sénégal à l'heure du choix d'un candidat pour 2012

La mobilisation des sénégalais lors de la manifestation du 23 juin 2011 contre le projet de loi instituant un ticket présidentiel qui prévoit l'élection au suffrage universel direct d'un président et d'un vice-président a montré le patriotisme, la grandeur, la maturité et la souveraineté du peuple sénégalais. Les sénégalais ont su dire non à un Président qui n’a aucun respect à leur égard, qui manipule et tripatouille à sa guise la constitution dont il est sensé être le garant du respect. Cette dynamique de ce qu’on pourrait désormais appeler « les indignés du 23 juin 2011 » doit être préservée et consolidée. Il faudra surtout rester vigilant car ce retrait du projet de loi peut être une simple reculade du Président Wade pour utiliser d’autres voies plus subtiles et plus tordues afin d’imposer son projet de dévolution monarchique qui est devenu un secret de polichinelle. Tout le monde est en effet conscient du sens de la ruse et de tactique politicienne qui caractérisent l’homme Wade. Pour autant, je ne peux pas partager l’idée selon laquelle le Président Wade doit être tout de suite chassé du pouvoir, parce que ce serait anti-démocratique et surtout aventureux pour la stabilité de notre pays. On doit le laisser mener son mandat à terme et organiser une élection présidentielle libre et transparente.

En revanche, pour ce qui est de la candidature du Président Wade à la l’élection présidentielle de 2012, aucune concession ne doit être faite par rapport à son irrecevabilité. La constitution ne permet pas à Me Wade de se représenter pour un troisième mandat et il doit se plier à cette volonté constitutionnelle. Quelle que soit la décision que rendra le Conseil constitutionnel, le peuple sénégalais n’acceptera pas cette candidature.

Cependant, les leaders de « Benno Siggil Sénégal » ont, plus que jamais, le devoir et l’obligation d’accompagner et de soutenir le mouvement du 23 juin 2011 en se réunissant autour de l’essentiel et en laissant de côté les intérêts partisans et les calculs politiciens pour choisir, au plus tard avant fin août 2011, un candidat unique à l’élection présidentielle de 2012. « Benno Siggil Sénégal » est condamné, en dehors de la candidature de Macky Sall, à présenter un seul candidat à l’élection présidentielle de 2012 ; au cas contraire, c’est le déclenchement de la machine à perdre. Une candidature unique est la seule garantie pour « Benno Siggil Sénégal » de se qualifier pour le second tour de l’élection présidentielle prochaine. La candidature de Macky Sall est justifiée par le fait qu’elle pourra grappiller sur le vote du candidat du parti démocratique sénégalais (PDS) et ainsi l’affaiblir.

Depuis quelques semaines, on assiste à un festival de déclarations de candidatures tous azimuts, mais il ne s’agira pas de profiter d’un contexte politique favorable pour abuser du vote des sénégalais. Ce qui est gênant et inacceptable, c’est que certains de ces pseudo candidats déclarés, sortis de nulle part, ne se sont jamais intéressés ou prononcés sur la précarité et la souffrance que le régime libéral a plongées le Sénégal et les sénégalais depuis plus de dix ans. L’homme qu’il nous faudra pour présider la destiné de notre pays en 2012 doit naturellement être issu du cadre de la classe politique. Il ne suffit pas en effet d’avoir un curriculum vitae riche en expérience diplomatique et dans d’organismes internationaux pour s’improviser président de la République. Il ne suffit pas non plus d’avoir le privilège de la jeunesse et d’une probité morale incontestable pour être fabriqué, de toutes pièces, président de la République. La situation économique, sociale et politique du Sénégal est tellement grave pour qu’on se laisse distraire par une course à des candidatures complètement insensées et inopportunes.

Le président qu’il faudra au Sénégal en 2012 doit remplir un certain nombre de conditions d’intégrité morale et d’expérience d’homme d’Etat dont voici, à mon humble avis, les plus essentielles :

-          Il ne doit être mêlé de près ou de loin à aucun enrichissement illicite ou soupçonné d’aucun détournement de denier public. Certains candidats déjà déclarés dont on savait la modeste situation sociale avant l’avènement de l’alternance et qui maintenant roulent sur des millions, voire des milliards doivent nous expliquer quand même l’origine de leur fortune ;

-          Il doit être financièrement suffisant pour éviter toute tentative d’enrichissement illicite ;

-         Il doit avoir une grande expérience d’homme d’Etat afin de remettre le Sénégal sur le chemin de la bonne gouvernance et de la gestion des deniers publics et une bonne connaissance des relations internationales pour redonner une bonne image de notre diplomatie très écornée au niveau international par le pouvoir libéral ;

-         Etre capable de rapatrier dans les caisses de l’Etat tout l’argent des contribuables sénégalais détourné par les différents clans du pouvoir actuel ; ne leur donner aucun choix : soit l’argent revient là où il a été détourné, soit les personnes identifiées et reconnues coupables, avec des preuves, de détournement de deniers publics restent derrière les verrous ;

-         Il doit enfin jouir d’une intégrité morale irréprochable et s’engager à mener une transition pour un seul mandat, ce qui permettra de préparer une nouvelle génération pour assurer la relève lors de l’élection présidentielle suivante.

Voila à mon modeste avis l’urgence vers laquelle « Benno Siggil Sénégal » et ses leaders doivent s’atteler pour nous débarrasser du Président Wade et ses hommes en 2012.

Mor DIEYE
mordieye@voila.fr