Le sommet des chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (Ceeac) à N'Djamena, qui avait déjà été reporté en février, a été à nouveau repoussé pour "absence de participation adéquate", a-t-on appris hier de source diplomatique tchadienne.

"Le sommet est reporté sine die" en raison de "l'absence de participation adéquate des chefs d'Etat", a indiqué à l'Afp un diplomate tchadien sous le couvert de l'anonymat, alors qu'il était prévu pour s'ouvrir aujourd’hui.

Seuls deux chefs d'Etat, les présidents centrafricain François Bozizé et santoméen Fradique de Menezes avaient confirmé leur présence, selon cette source. "On ne peut pas aborder des questions importantes avec seulement deux chefs d'Etat sur les dix pays membres. Il y aura une concertation entre les chefs d'Etat au cours du prochain sommet de l'Union africaine (29 juin-1er juillet) pour arrêter une date rapprochée", a précisé la source.

Le sommet devait notamment aborder la "situation sécuritaire" en Centrafrique où la Ceeac a déployé la Mission de consolidation de la paix en Rca (Micopax), avait annoncé le Secrétaire général de la Ceeac Louis Sylvain-Goma à l'ouverture du sommet des ministres lundi. La Micopax est une force multinationale d'Afrique centrale mise en place par la Ceeac et qui est déployée en Centrafrique pour aider à stabiliser le pays miné par des années de conflits et qui tente de mener à son terme un processus de paix entamé en 2008.

Le remplacement de M. Sylvain-Goma, ancien Premier ministre congolais et Secrétaire général depuis 1999, était au programme du sommet de février.

Créée en 1983, la Ceeac regroupe dix pays : l'Angola, le Burundi, le Cameroun, la Centrafrique, le Gabon, le Congo, la République démocratique du Congo (Rdc), la Guinée équatoriale, Sao Tomé et Principe et le Tchad.

                                                                                                                          Écrit par AFP.