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Trois questions à… Amadou Niang, ministre du Commerce : Promouvoir le partenariat pour partager les charges.
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Journal Le Quotidien
Quotidien d'informations du Senegal. 
Par Journal Le Quotidien
Publié sur 05/31/2011
 
Quel est le sens de ce forum économique dédié au Sénégal ? Cette journée de lancement de la semaine économique sénégalaise à Paris est significative, parce qu’elle...

Trois questions à… Amadou Niang, ministre du Commerce : Promouvoir le partenariat pour partager les charges.
Quel est le sens de ce forum économique dédié au Sénégal ?

Cette journée de lancement de la semaine économique sénégalaise à Paris est significative, parce qu’elle intervient dans un moment où toutes les institutions internationales, mais aussi les Etats et les collectivités locales reconnaissent le rôle du privé comme moteur du développement. Cette reconnaissance est à la limite obligatoire dans le contexte du monde actuel. Mais c’est le fait de placer le secteur privé dans la position qui est la sienne qui est difficile. Ceci, c’est d’abord promouvoir un partenariat public-privé. Et ce partenariat a cela de pertinent qu’il amoindrit le coût et pour le public et pour le privé. Parce que s’il n’y a que le secteur privé, c’est ce secteur seul qui prend en charge tous les investissements, et s’il n’y a que le public, c’est lui qui prend les investissements. Donc quand il y a partenariat, on partage au moins les charges. Et c’est cela qui est le plus important.

 La France reste le premier pays investisseur au Sénégal mais sa part est en baisse. Comment l’expliquez-vous ?

De manière générale, l’activité économique a fléchi quelque peu depuis des années. La première raison, c’est la diversification. Après les Indépendances, il y a eu un commerce axé sur l’ancienne métropole (…) Il fallait donc désaxer le commerce des anciennes métropoles, pour aller chercher les avantages. Parce que si vous axez tout votre commerce sur un seul pays, vous ne cherchez pas des avantages comparatifs (…). Le Sénégal a commencé à importer d’Asie, d’Europe de l’Est, d’Australie et de tous les autres pays du monde. Il a aussi commencé à vendre dans tous les pays du monde. Donc cette diversification implique une appréciation comparative ; ce qui fait que la distribution de l’échelle change. C’est ce qui ex­plique le fléchissement de notre commerce extérieur avec la France (...).

Dans quels secteurs de l’économie sénégalaise les Français investissent-ils le plus ?

Il y a une concentration d’activités françaises dans la pêche, dans le tourisme et au niveau des services. Même s’il est vrai que nous avons une vraie perspective dans l’agriculture, aussi bien pour les Français que pour les Indiens ou Chinois (…).

thdiallo@lequotidien.sn