Les questions liées à l’éducation et à la science seront examinées cette année au prochain sommet du G8 en France. En effet, l’Académie nationale des Sciences et Techniques du Sénégal (Ansts), dans le cadre d’une déclaration remise au Président français Nicolas Sarkozy pour les besoins de la prochaine réunion du G8 a, avec les académies des pays comme la France, l’Afrique du Sud, la Chine, l’Inde, Brésil et  Mexique, participé à faire part de cette préoccupation. L’information a été rendue publique hier, vendredi  par le Pr Amadou Lamine Ndiaye président de l’Académie nationale des Sciences du Sénégal,  lors du point de presse organisé sur la question. 

La problématique de l’enseignement des sciences va bientôt être examinée au niveau des grandes instances  de décision mondiales. En effet, l’Académie nationale des sciences et technique du Sénégal (Ansts), dans le cadre d’une déclaration à remettre au Président français Nicolas Sarkozy pour les besoins de la prochaine réunion du G8 qui aura lieu en France,  vient  d’apporter sa contribution en faveur du développement de la Science et de son enseignement. Ainsi, l’Ansts en compagnie des académies de la France, de l’Afrique du Sud de la Chine, de l’Inde, du Brésil et du Mexique, ont formulé des recommandations  à l’endroit des chefs d’Etats devant participer à ce sommet du G8.

 Selon le Pr Amadou Lamine Ndiaye président de l’Ansts  qui s’exprimait hier, à Dakar lors d’un point de presse, « dans cette déclaration l’accent a été surtout  mis sur l’éducation des sciences au grand public, l’enseignement des sciences à l’école et l’enseignement des sciences à l’Université ». Des préoccupations des pays en développement comme  le Sénégal dont la nouvelle réforme du système éducatif accorde une attention particulière à l’enseignement des sciences.  Pour le Pr .Ndiaye, « Il est important de faire comprendre aux populations l’importance des sciences car dans une société dite démocratique où seuls quelques scientifiques et une élite intellectuelle comprennent les rouages des décisions sociétales majeures n’est pas viable ». C’est pourquoi il a jugé important d’avoir des connaissances scientifiques pour  les reconvertir dans le contexte d’une économie moderne.

Dans ce même ordre d’idées, le Président de l’Académie nationale des Sciences dira «  inculquer les connaissances de base nécessaires aux futurs citoyens dans un contexte de mondialisation s’avère nécessaire, car une éducation scientifique de base pour tous les jeunes du monde est une question de justice, un partage de beauté des découvertes scientifiques et de l’efficacité des méthodes scientifiques ».

Au niveau de l’enseignement supérieur le Pr Amadou Lamine Ndiaye a fait  remarquer que « les universités du monde ont besoin d’un corps professoral et d’une infrastructure de qualité ainsi que des programmes d’enseignement novateurs pour former et conserver les ressources humaines ».

Dans un autre registre, la déclaration commune des académies des sciences pour le sommet du G8 présenté par le Pr A L Ndiaye a abordé d’autres questions comme celles liées à l’eau et à la santé.
 
                                                                                                   par Mamadou Amadou DIOP.