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LETTRE OUVERTE
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Moumar GUEYE
Monsieur Moumar GUEYE est Ingénieur des Eaux & Forêts, titulaire d’un Master of Science en Aménagement de la Faune et Gestion des Ressources Naturelles. Ce Diplôme a été délivré par l’Institut Polytechnique et Université d’Etat de Virginie (Etats-Unis d’Amérique). Il est également titulaire d’un Diplôme de Spécialisation en Développement International, délivré par l’Office pour la Recherche et le Développement International et l’Ecole des Gradués de l’Institut Polytechnique et Université d’Etat de Virginie.
Les qualifications de Monsieur GUEYE sont les suivantes :
  • Amenagement forestier et sylviculture
  • Gestion des aires protegees
  • Gestion des Ressources Naturelles
  • Developpement international
  • Ecotourisme
  • Economie et agroforesterie
 
Par Moumar GUEYE
Publié sur 03/1/2011
 
M. Le Directeur Général de SENELEC, rendez-moi mon argent ! Tous ceux qui me connaissent savent que je ne suis ni un écrivain insulteur, ni un laudateur encore moins un délateur.

LETTRE OUVERTE

M. Le Directeur Général de SENELEC, rendez-moi mon argent ! Tous ceux qui me connaissent savent que je ne suis ni un écrivain insulteur, ni un laudateur encore moins un délateur. Je me veux simplement un modeste citoyen républicain qui partout et toujours, combattra l’injustice et l’arbitraire quel qu’en serait l’auteur ou la victime. Dans le cas présent, la victime, c’est moi. Les auteurs et cela est une évidence, ne sont autres que SENELEC et son Directeur Général.  Rassurez-vous, ce n’est pas sur un coup de colère que j’ai pris la décision de publier la présente lettre.
Auparavant et cela fait 5 mois déjà, j’ai adressé en toute bonne foi, une correspondance au DG de SENELEC pour lui exposer mes accusations et mes réclamations qui s’articulaient autour de ce que j’appellerais des actes « d’extorsion de fonds » et «d’enrichissement sans cause ». Pour ne pas attiser le feu qui consume le cœur meurtri des consommateurs sénégalais depuis des années du fait d’un service exécrable fourni par SENELEC, je m’abstiendrai volontairement de m’étendre sur les autres chefs d’accusation encore plus graves et qu’au demeurant, j’ai communiqué discrètement au DG de SENELEC et à son Président du Conseil d’Administration, par lettres que j’ai déposées personnellement dans leurs secrétariats respectifs.  Maintenant, venons-en aux faits. Après avoir payé ma facture d’électricité par chèque SGBS N° 7058963 du 17 septembre 2010, SENELEC Diourbel m’a réclamé en plus, une taxe de  5 850 F CFA (cinq mille huit cent cinquante)francs en espèces, pour couvrir de prétendus « frais de chèque déplacé ».Et pourtant, toutes les banques de la place avaient cessé de faire payer ces fameux frais imaginaires de « chèque déplacé » et qui se chiffraient à un montant de 3000 F CFA au plus et non 5 850 F CFA. Quand par voie d’huissier, j’ai servi une sommation interpellative au Chef d’agence SENELEC de Diourbel, pour réclamer mes 5 850 F CFA que je considère comme ayant été indument perçus, celui-ci m’a donné la surprenante réponse écrite suivante : « Nous n’avons fait qu’appliquer les instructions de la Direction et cette mesure est appliquée sur toute l’étendue du territoire national. Seuls les chèques CBAO et CNCAS sont encaissés sans frais. S’il s’agit d’un chèque d’une autre banque, nous sommes dans l’obligation d’encaisser des frais pour « chèque déplacé».   Au mois de novembre 2010, à l’occasion du paiement d’une autre facture, SENELEC Diourbel, consciente de son impunité et forte de son monopole et de la complicité manifeste de sa hiérarchie, m’a encore infligé la même taxe de 5850 F CFA, pour « frais de chèque déplacé »!   Comme vous le constatez, le Chef de SENELEC Diourbel s’est tout simplement contenté d’évoquer des « instructions de sa Direction » et non une loi ou un décret d’application, pour imposer au client que je suis et je suis loin d’être le seul, le versement de ces sommes d’argent, avec en toile de fond, un traitement curieusement discriminatoire entre les banques de la place. Ce procédé qui n’a aucune base légale et qui consiste à sanctionner et à décourager les clients qui payent les prestations et autres transactions financières par chèque, est plus qu’ahurissant. En effet, comment une société nationale comme SENELEC peut-elle s’arroger le droit et l’autorité de violer délibérément la loi N° 2004 -15 du 25 mai 2004 relative aux mesures de promotion de la bancarisation et de l’utilisation des moyens de paiement scripturaux, en se fondant sur de prétendues « instructions de la Direction » ? Monsieur le Directeur général, j’attire solennellement votre attention sur les dispositions de l’article 6 de la loi N° 2004 – 15 du 25 mai 2004. À mon avis, ce prélèvement illicite à plus d’un titre n’est autre chose qu’une « extorsion de fonds» et « un enrichissement sans cause» ! Et je vous tiens pour personnellement responsable de ces abus et autres violations de la loi en la matière! Tout cela me semble d’une très haute gravité, dans la mesure où lors d’un récent débat à la RTS1, sur la crise de l’énergie au Sénégal, le Ministre d’État M. Karim Wade a fait preuve d’une impressionnante courtoisie et d’une profonde humilité pour bénéficier de la compréhension des Sénégalais dans cette « guerre pour l’énergie ». Voilà pourquoi, je ne peux pas comprendre que des cadres et autres agents de SENELEC, qui soit dit en passant font partie des agents les plus choyés de la République, en dépit des immenses problèmes qui plombent leur entreprise, se singularisent dans le mépris du client et les comportements abusifs et irrévérencieux. La preuve est que depuis plus de 5 mois, toutes mes lettres et tentatives de saisi ne des hauts responsables de SENELEC sont demeurées sans suite. Je n’ai même pas eu droit à une réponse d’attente, comme l’exige en de pareilles circonstances, la déontologie administrative et la courtoisie tout court! Je n’accepterai surtout pas, que les responsables de SENELEC se réfugient guère derrière les énormes problèmes qu’ils ont pour mission de réglé, pour me répondre qu’ils « ont d’autres chats à fouetter». Mon chat à moi, c’est mon argent ! Il est à moi ! Il n’appartient pas à SENELEC ! Et c’est la raison pour laquelle, je le réclame avec force et fermeté. Pour y parvenir, Dieu sera mon Seul et Unique Soutien et Protecteur ! Ainsi, j’userai de tous les moyens légaux et divins pour rentrer dans mes fonds, sans exclure mon droit de réclamer une réparation des préjudices ainsi engendrés. Monsieur le Directeur général, devant Dieu le Créateur de l’Univers, je prends à témoin tous les patriotes de notre pays et vous demande à haute voix, de me restituer dans les délais les plus courts cet argent qui m’a été extorqué de force par SENELEC. Je vous demande également d’en faire autant pour tous vos clients victimes des mêmes abus et du même arbitraire que leur ont infligés certaines de vos agences, en particulier celle de Diourbel qui s’est singularisée dans un mépris révoltant dans ses rapports avec les clients! Certains employés de cette agence ne ratent aucune occasion pour torturer les clients frustrés et désespérés. En cas de retard de paiement d’une seule de ses factures, SENELEC s’empresse d’envoyer dans nos maisons, des agents dont la plupart affichent une arrogance et un manque de courtoisie notoires. Cette catégorie d’agents, pas tous heureusement, nous coupent le courant ostensiblement, avec empressement et délectation avec le sourire aux lèvres, oubliant les multiples manquements et désagréments causés journellement par SENELEC aux consommateurs. En plus, malgré les nombreuses et interminables heures de délestage que subissent les clients, les factures de SENELEC vont curieusement crescendo, contre toute attente ! Monsieur le Directeur général, quand votre sagesse personnelle ou la crainte de la sanction implacable de « Dieu le Meilleur des juges » vous aura commandé de me restituer avec célérité mes fonds, au même titre qu’aux autres victimes, je ne vous remercierai point ! Non, Monsieur le Directeur Général, je ne vous remercierai pas, car comme le disait si bien le sage Nelson Mandela : « On ne félicite pas quelqu’un qui rectifie ce qu’il n’aurait pas du faire» ! Écrivain et client mécontent.                                                                                                                                       

 Moumar GUEYE                                                                      
E-mail : moumar@orange.sn