Hebdomadaire d'informations sur le Senegal, l'Afrique et l'international.Le chef de l’Etat, Abdoulaye Wade, a-t-il diluer le discours du ministre Kalidou Diallo ? En tout cas, le ministre de l’enseignement préscolaire, élémentaire, moyen-secondaire et des langues nationales ne veut plus entendre parler de la suppression du concours d’entrée en sixième. En marge de la conférence du rapporteur spécial de l’Onu sur le droit à l’Education, vendredi, Kalidou Diallo, a invité les journalistes à désormais parler « plus de l’obligation scolaire que de la suppression » de ce concours.
Le Sénégal a adopté, en effet, la loi 2004-37 du 15 décembre 2004 allant dans ce sens, qui impose aux parents d’élèves d’inscrire leurs enfants et de les maintenir jusqu’à 16 ans, donc jusqu’en classe de 3ème. Mais, cette mise en garde ministérielle frise une reculade consécutive à la sortie du président de la République lors de son discours du nouvel an, le 31 décembre dernier. Le chef de l’Etat, faisant allusion au « record » de plus de 95% d’admis en classe de sixième l’année dernière, a estimé, dans son message, que la qualité doit rester « le paramètre de référence » de la réforme de l’entrée en sixième. Pour Me Wade, « l’empressement » du gouvernement à vouloir atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement (Omd) » ne doit pas conduire à une « éducation au rabais ».
Cette préoccupation présidentielle a dû, apparemment, convaincre le ministre Kalidou Diallo à revoir sa copie en choisissant de rencontrer d’abord les syndicats, les parents d’élèves et la société civile avant de prendre toute décision. Toujours est-il que, selon lui, « ce que nous faisons aujourd’hui ne garantit pas la qualité ».
La Gazette.