Le Sénégal tient désormais les rênes de la Conférence des ministres de l’éducation des pays ayant le français en partage. En effet, le ministre de l’enseignement préscolaire, de l’élémentaire du moyen secondaire et des langues nationales Kalidou Diallo a été investit hier, jeudi 18 novembre,  au poste de Président de la Conférence des ministres de l’éducation des pays ayant le français en partage (Confemen) en remplacement à Claude Landry, secrétaire parlementaire du ministère de l’éducation et du développement de la petite enfance du Nouveau Brunswick (Canada). C’était à l’occasion de l’Ouverture de la célébration de la  54ème Session et du cinquantenaire de la Confemen.

Ainsi, le Sénégal, en plus d’abriter le secrétariat technique permanent de l’institution depuis 50 ans, aura cette fois ci la tâche de consolider les acquis de la Confemen, en termes de partenariat et d’innovation. Toute chose qui semble être facile si l’on en croit à Clément Duhaime, représentant du président Abdou Diouf.  «  La Confemen sera entre de bonnes mains avec le Sénégal qui a ouvert ses locaux à l’institution depuis 50 ans », souligne l’administratif de l’Organisation internationale de la Francophonie(Oif). Evoquant par ailleurs  la  situation de l’éducation dans les pays membres de la Confemen, M. Duhaime   a estimé que  « la scolarisation primaire progresse, mais il ne faut pas baisser les bras. Parce que les abandons sont élevés, les écarts entre filles et garçons, zones urbaines et zones rurales et les manque d’enseignants constituent des obstacles à lever ».

Face à ce tableau mitigé de l’éducation des pays ayant le partage le français, Kalidou Diallo dira que, « Cette 54ème Session sera un temps d’introspection sur les acquis forts et permettra de réfléchir sur les voies et moyens de développer nos systèmes éducatifs ».

Rappelons que, la Confemen regroupe 44 membres actifs en plus de la Tunisie, du Maroc et du Viet Nam qui vont intégrer l’institution. Elle a pour principal rôle d’appuyer les gouvernements membres dans l’élaboration et la mise en œuvre de leur politique éducative, particulièrement. Avec la célébration de son cinquantenaire, la Confemen entend porter un regard rétrospectif sur ce qui a été déjà réalisé. Mais  également de voir d’ici 2015 quelles sont les mesures nouvelles de stratégies de politiques éducatives qu’il conviendrait encore de mettre en œuvre pour assurer cette éducation de qualité pour tous. Comme le  prévoit  le Forum pour l’Education pour tous, tenu à Dakar en avril 2000.