C’est sous le thème de l’Entreprenariat social en Afrique que se tiendra du 12 au 14 novembre prochain, au Cices, la Convention des alumnis 2010 de l’Institut Supérieur de Management (Ism) du Sénégal. Les diplômés de cet institut de management entendent, à travers ce cadre, relever les défis sociaux qui se posent aux Etats africains.

Si tous les diplômés de l’Ism disséminés dans les quatre coins du globe répondent présents à la première édition de la Convention des alumnis Ism 2010, ce seront au total plus de 10 000 participants qui vont réfléchir du 12 au 14 novembre 2010 sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour faire de l’entreprenariat social une réalité en Afrique afin de contribuer ainsi à la résolution des problèmes sociaux et environnementaux qui se posent au continent.

Ces milliers de cadres formés entre 1992 en 2010 par l’Ism et en exercice dans le monde de l’entreprise constituent, d’après les organisateurs de cette manifestation, « une véritable force vive au service du développement de nos pays, une force qu’il convient de consolider par le biais d’un dynamique réseau professionnel et social ». Il s’agira donc, souligne Dr Abdoul Aziz Kane, directeur des relations avec les entreprises de l’institut, de fédérer tous ces diplômés de trente nationalités en vue de créer un vaste et dynamique réseau professionnel et social, une passerelle entre alumnis décideurs, étudiants et néo diplômés pour en faire un pôle d’emplois et d’opportunités d’affaires.

Mais au-delà des opportunités professionnelles et d’affaires à saisir durant ces trois jours, il s’agit de mettre cette synergie au service de la lutte contre la pauvreté. Dans l’esprit des organisateurs, le meilleur moyen de lutter contre la pauvreté demeure actuellement la promotion de l’entreprenariat social. Aussi, M. Abdou Diouf, diplômé et directeur associé à l’Ism veut-il voir dans le choix du thème « L’Entreprenariat social en Afrique », un engagement des alumnis à suppléer aux politiques infructueuses de lutte contre la pauvreté mises en œuvre au Sénégal et en Afrique depuis les années 80.

Listant les piètres résultats enregistrés par notre pays et les besoins sociaux énormes à combler, il a, au cours d’une rencontre avec la presse, articulé la vision de la convention pour lutter contre la pauvreté en 3 principaux axes : l’éducation, la santé et l’emploi. « L’Ism entend d’abord en tant qu’entreprise sociale exercer sa responsabilité sociale en mettant à contribution ses étudiants, enseignants et diplômés pour étoffer l’offre de formation dans les zones défavorisées, améliorer la scolarisation et le maintien à l’école des couches défavorisées, participer à la création d’emplois, à l’accès au logement, appuyer la lutte contre des maladies comme le cancer, le Sida etc. », explique M. Diouf qui annonce le lancement par l’Ism, au cours de cette convention, de la chaire Entreprenariat social en Afrique.

Par ailleurs, dans le souci de promouvoir l’auto emploi par l’accompagnement des entrepreneurs, l’Ism compte mettre en place un incubateur de projets d’entreprises sociales, mais économiquement viables, avec une distribution limitée de profits. Il est notamment attendu de cet incubateur un soutien technique, stratégique et financier aux porteurs d’idées de projets sociaux.

Sont prévus durant ces trois jours un forum des partenaires internationaux, un cross de masse, des projections de films, des échanges. Mais le must de cette convention sera la communion de tous les alumnis avec les partenaires le 13 novembre au Cices lors d’une plénière au cours de laquelle sont attendues de nombreuses délégations extérieures d’alumnis.