34 % de la superficie du pays sont en proie à une dégradation. 24 % des superficies dégradées subissent une accélération du processus dans les dix dernières années. L’information est du coordonnateur du projet d’évaluation de la dégradation des terres en zones arides (LADA), Déthié Soumaré Ndiaye.

Après quatre années d’exécution du projet d’évaluation de la dégradation des terres en zones arides au Sénégal (2007-2010), l’heure est au bilan. Depuis hier, et cela pour deux jours, différents spécialistes de l’environnement tentent d’établir et de faire mieux connaître les résultats des efforts déployés pour évaluer le niveau de dégradation des terres. Avec l’accompagnement du Pnud, du Fem et de l’exécution technique de la Fao, six pays dont le Sénégal ont bénéficié de ce projet d’un coût de 7 millions de dollars US dont une contribution de la Fao et des pays qui s’élève à 5 millions de dollars US. Quand on sait que le coût global de la dégradation des terres est estimé selon le représentant de la Fao à Dakar, Ousseynou Diop, à une dizaine de millions de dollars par an, on imagine l’ampleur de la tâche pour la conservation des terres dans les zones arides qui touchent 2,6 milliards de personnes dans plus de 100 pays.

Le Secrétaire général du ministère de l’Environnement, Saliou Ramata Ka qui a présidé l’atelier ainsi que Hubert Georges de la Fao à Rome et Assize Touré du Centre de Suivi Ecologique (CSE) ont, tour à tour, salué les efforts entrepris durant ces quatre années et qui ont permis de tester un cadre méthodologique pour une évaluation de la dégradation des terres. M. Kâ n’a pas manqué de saluer l’accompagnement des partenaires à travers l’approche intégrée de surveillance de la dégradation des terres développée par le projet LADA.

L’on peut citer parmi les résultats : une meilleure connaissance de l’étendue des principaux types de dégradation, leur sévérité, les causes directes et indirectes ; la connaissance que l’on a des mesures prises par l’Etat pour faire face à la dégradation des terres. La situation n’est pas si alarmante d’autant que seules 34 % des superficies sont dégradées, admet-il M. Ndiaye. Cela, si l’on juge les résultats des évaluations nationales basées sur la perception et évaluations locales faites à partir des sites de Nioro du Rip, la zone des Niayes et la zone Sylvo pastorale.

Babacar Bachir SANE