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Pèlerinage à la Mecque 2010 : Les voyagistes privés dénoncent l'unilatéralisme de l'État.
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Journal Walfadjri
Quotidien d'informations du Senegal.
 
Par Journal Walfadjri
Publié sur 09/2/2010
 
Les voyagistes privés ont regretté hier l'attitude cavalière de l'État dans l'organisation du pèlerinage à La Mecque édition 2010.

Pèlerinage à la Mecque 2010 : Les voyagistes privés dénoncent l'unilatéralisme de l'État.
Les voyagistes privés ont regretté hier l'attitude cavalière de l'État dans l'organisation du pèlerinage à La Mecque édition 2010. En plus de demander l'annulation de l'assurance de 14 000 F sur les charges financières des privés, ces derniers revendiquent la place qui est la leur dans ce partenariat Etat-Privé, pour un bon déroulement des voyages.

Les questions de la garantie bancaire et l'assurance constituent les points d'achoppement entre les voyagistes privés et la mission officielle de l'Etat dans le cadre du pèlerinage à La Mecque 2010. Le morceau a été lâché hier, lors d'une conférence de presse de ‘clarification’ de l'Union nationale des organisateurs privés pour le pèlerinage et la Oumra (Unophom). Elle dit regretter l'unilatéralisme du gouvernement dans l'organisation de ce voyage aux lieux saints de l'Islam. Regroupant cent vingt-cinq organisateurs composés d'agences de voyages, d'associations et de Gie, l'Unophom, présidée par Serigne Moustapha Sall, soutient qu'aujourd'hui les voyagistes privés n'ont pas encore droit au dépôt de passeports de leurs clients. ‘Les passeports pèlerin à la durée de validité de deux ans n'existent plus, les pèlerins voyagent avec des passeports ordinaires. La mission officielle de l'Etat exige des voyagistes privés la devise pour chaque pèlerin qui comprend le pécule à 329 750 F et la taxe saoudienne à 135 000 F’, souligne pour le dénoncer M. Sall.

Selon Serigne Moustapha Sall, il se pose aussi des difficultés pour les visites médicales, d'autant que l'Etat a décidé de façon cavalière que celles-ci se fassent à l'Institut islamique de Dakar. Mieux, le président de l'Unophom crie au favoritisme des pèlerins du public au grand dam des ceux du privé à qui, ‘on cherche toujours à coller un motif’. Ce qui explique les problèmes de livraison du certificat d'aptitude.

Au Sénégal, le quota de pèlerins est estimé à 10 500 fidèles musulmans, répartis entre l'Etat avec 4 000 personnes et les voyagistes privés en charge des 6 500 têtes. L'Unophom présente l'étape de Dakar comme la plus compliquée de l'édition 2010 du pèlerinage à La Mecque. Des formalités administratives aux obligations sanitaires, en passant par le transport aérien, et les coûts prohibitifs et variables chaque année de pèlerinage. De même, les conférenciers se sont penchés sur l'étape de Makka marquée par les conditions d'hébergement, le passage à la station de Mina et les conditions de retour.

Les voyagistes privés demandent l'annulation de l'assurance que l'Etat veut leur faire payer. Pour chaque pèlerin, le voyagiste doit, en effet, verser à la Compagnie d'assurance Cnart le montant de 14 000 F. Un imprévu qui fait mal d’autant que, rappelle Serigne Moustapha Sall, ‘Les privés ont déjà fait leurs calculs. Une situation qui fait qu'à ce jour, ils n'ont pas encore versé leurs cautions à l'Etat’. D'ailleurs, les organisateurs privés du pèlerinage à La Mecque 2010 dénoncent un double emploi de cette assurance puisque, soutiennent-ils, c'est une question que la taxe saoudienne règle et qui est estimée à 135 000 F par pèlerin. Une fois à La Mecque, les privés doivent aussi verser la caution de 16 000 F par personne, pour avoir la carte d'organisateur. Cet argent doit servir, selon l'Etat, de garantie en cas de préjudices causés par un pèlerin. ‘Ce qui est louche, puisque les garanties comprises dans la taxe saoudienne sont remboursables alors que celles versées à l'Etat ne le sont pas.Nous avons été surpris par cette mesure et demandons à l'Etat de la surseoir jusqu'à l'année prochaine’, explique M. Sall.

Abdoulaye SIDY.