Quotidien d'informations du Senegal. La participation de la région de Saint-Louis est très attendue à la 3e édition du Festival mondial des arts nègres prévu du 10 au 31 décembre prochain. Au cours d’un Comité régional de développement (Crd) présidée par le gouverneur, les acteurs culturels ont magnifié le choix de la ville pour abriter des manifestations sur la danse et se sont engagés à se mobiliser.
Pour relever le défi de l’organisation de cette 3e édition du festival mondial des arts nègres, une délégation de la Commission nationale artistique (Cna) chargée de l’élaboration du contenu des domaines artistiques et de la structuration de la participation sénégalaise a rencontré hier les acteurs culturels saint-louisiens, mais aussi les autorités administratives et politiques. L’objectif étant de les sensibiliser et de voir les moyens pour les appuyer et les accompagner pour qu’ils s’organisent et mieux réussir ce grand évènement. Une occasion « d’interroger le patrimoine culturel, matériel et immatériel du monde noir, de célébrer la créativité des artistes et intellectuels d’Afrique et de la diaspora, d’évaluer l’apport de l’Afrique et de la diaspora au savoir universel... ». Dans sa présentation, Madjiguène Niane Moreau, a expliqué aux différents acteurs que la nouvelle démarche vise à faire vibrer toutes les régions au rythme de cet événement de dimension mondiale.
Les manifestions seront organisées un peu partout dans les localités durant le mois de décembre et chaque région aura une activité spécifique. En dehors de Dakar, où se déroulera la grande majorité des disciplines qui tournent au tour des arts d’Afrique, cinéma, danse, design, littérature, mode, théâtre, architecture, musique, sport, toutes les régions sont concernées et auront des organisations labellisées. C’est ainsi que la danse a été affectée à Saint-Louis. Plusieurs questions ont été soulevées au cours des débats. La revalorisation des jeux traditionnels, la coïncidence avec les activités inscrites dans l’agenda culturel local, les retombées, les problèmes d’infrastructures et l’implication totale des acteurs sont autant de préoccupations qui ont été soulignées. Sur tous ces points, Mme Moreau a rassuré les différents intervenants. Elle a soutenu que le comité régional, présidé par le gouverneur Mouhamadou Moustapha Ndao, sera l’interlocuteur direct de la Commission nationale artistique et qu’il reviendra aux acteurs culturels de la région de ficeler des projets et de faire des propositions concrètes en vue d’une participation de qualité de Saint-Louis. Par rapport aux dispositions pour la tenue de ce troisième festival lancé en 2006 par le président Wade qui a été reporté à plusieurs reprises, Mme Moreau a indiqué qu’il ne restait que la finition de l’aménagement de certains sites. « Avec l’avancée des nouvelles technologies, on n’a pas besoin de mettre du béton ou du fer pour avoir une piste de théâtre, il y a des aménagements modulables pour mieux faciliter les installations et mieux gérer les espaces », a-t-elle indiqué. Même s’ils ont dévoilé leur préférence pour le théâtre, la littérature où les arts à la danse, les acteurs ont loué le choix de Saint-Louis pour abriter une partie du programme officiel. Ils se sont ainsi engagés à se mobiliser pour gagner le pari de l’organisation, mais aussi celui de la participation.
Samba Oumar Fall