Les Sénégalais investissent dans leur pays plus que les étrangers, selon l’Apix. 314 projets ont bénéficié d’investissements d’origine sénégalaise en 2009, contre 307 en 2008. Les investisseurs étrangers accusent une baisse en 2009 en s’établissant à 32 % du nombre de projets, contre 66 % en 2008.

La crise économique récente et la relative prudence notée chez les porteurs de projets n’ont pas entamé l’option des investisseurs sénégalais à investir chez eux. Selon le document de l’Apix sur les investissements agréés en 2009, nos compatriotes investissent au Sénégal plus que les étrangers. « L’analyse de l’origine des investissements productifs agréés en 2009 montre que la part des investissements productifs d’origine sénégalaise est passée de 314 projets (68 %) en 2009 contre 307 projets (34 %) en 2008. De 2006 à 2008, les investissements productifs agréés d’origine sénégalaise ont représenté 59 % contre 41 % pour les autres d’origine étrangère », lit-on dans ledit document. Ainsi, le Sénégal reste la première origine des investissements productifs agréés. « En d’autres termes, les Sénégalais investissent plus que les étrangers », note le document. Nos compatriotes ont placé leur argent en initiant des projets comme Djamil Agro Industrie Suarl (maraîchage, 139 emplois) le Ranch de Ouassadou (1,8 milliard de francs Cfa et 105 emplois), Suma Assistance (1,8 milliard francs Cfa et 51 emplois), etc. Par contre, les investissements directs étrangers (Ide) dans le secteur productif au Sénégal ont accusé une baisse en 2009 en s’établissant à 32 % du nombre de projets, contre 66 % en 2008, lit-on dans le document de l’Apix. En 2009, la France a investi dans 50 projets, suivie de l’Italie (16 projets), du Liban (cinq projets). Ces pays constituaient, l’année dernière, la principale provenance des investissements directs étrangers. Le document relève l’arrivée de nouveaux investisseurs étrangers, l’Ile Maurice et les Bahamas, à côté des partenaires traditionnels que sont la France, l’Italie, l’Espagne et le Mali. En résumé, l’Apix note : qu’« en termes de réalisation, les efforts consentis depuis 2000 pour améliorer le climat des affaires et promouvoir l’investissement privé, continuent à porter leurs fruits. En effet, l’investissement privé au Sénégal est passé d’une moyenne annuelle de 464 milliards de Fcfa avant 2000 (1996-1999), à 664 milliards de Fcfa entre 2000 et 2004 et à une moyenne de 1047 milliards de Fcfa entre 2005 et 2009 (1188 milliards de Fcfa en 2009). Ces investissements privés sont portés principalement par les secteurs du Bâtiment et Travaux Publics, des TIC et téléservices, de l’agrobusiness et des services. L’agence note trois périodes dans le comportement des Ide : 1996-99 correspondant à la poursuite des opérations de privatisation, 2000-2004, période de début des résultats de promotion active de l’investissement privé,et 2005-2009 avec l’arrivée de Dp World et Sudatel, qui marque une accélération. La moyenne annuelle pour cette dernière période s’établit à 147 milliards de francs Cfa, soit 14 % de l’investissement privé.

M. CISS