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Incapacité à trouver un candidat unique, manque d’arguments… : Ces failles qui expliquent l’opposition de Bennoo à la candidature de Wade, selon la Cis.
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Journal Walfadjri
Quotidien d'informations du Senegal.
 
Par Journal Walfadjri
Publié sur 09/1/2010
 
Dire que la Constitution est mal rédigée ou confuse est une injure, selon Serigne Mboup et ses camarades de la Cellule initiative et stratégie du Pds.

Incapacité à trouver un candidat unique, manque d’arguments… : Ces failles qui expliquent l’opposition de Bennoo à la candidature de Wade, selon la Cis.
Dire que la Constitution est mal rédigée ou confuse est une injure, selon Serigne Mboup et ses camarades de la Cellule initiative et stratégie du Pds. Selon eux, la Constitution, qui fait l’objet du débat aujourd’hui autour de la future candidature de Wade, a été le fruit d’un large consensus national.

La décision ‘spontanée’ de l’opposition ‘d’empêcher à tout prix’ le candidat Wade à se présenter à l’élection présidentielle en 2012 n’est pas un simple hasard. Elle est dictée, selon la Cellule initiative et stratégie (Cis) du Parti démocratique sénégalais, par deux faits majeurs : l’incapacité de celle-ci à apporter des solutions à la problématique de la candidature unique en son sein. Une candidature qui, explique le tout nouveau coordonnateur de la Cis, Serigne Mboup, ‘fut jadis l’indispensable cheval de bataille à enfourcher pour faire face à Wade et avoir l’espoir de le battre’. Malheureusement, constate le libéral, ‘la réalité crue observée par tous est, qu’aujourd’hui, une prolifération de candidats s’annonce ; personne ne faisant confiance à personne avec comme but, la certitude d’un échec avoué et programmé par les leaders de Bennoo’. Mais aussi, l’insoluble solution du bilan du chef de l’Etat. Un bilan, défendent-ils, ‘marqué par de nombreuses réalisations dans les différents domaines’. Résultat : l’opposition n’a plus d’argument, estiment les camarades d’Abdoulaye Wade.

Pourtant la Cis rappelle que la Constitution, qui fait l’objet du débat aujourd’hui, a été le fruit d’un large consensus national. Aussi bien dans son élaboration que dans sa rédaction et son adoption par voie référendaire. Toutes les sensibilités politiques, les forces sociales, les universitaires et cadres de ce pays ont contribué à ce travail, se souviennent encore les libéraux. Alors, dire que la Constitution est mal rédigée ou confuse est une injure, selon Serigne Mboup et Cie, à l’intelligence et au patriotisme de toutes les sensibilités qui ont contribué à son élaboration. D’après les camarades du secrétaire général du Pds, les articles 104 et 107 invoqués sont ‘clairs, nets, précis et ne peuvent faire l’objet d’aucune confusion’.

Selon Serigne Mboup, par ailleurs ancien directeur général de Petrosen, l’article 104 dispose que le président de la République en fonction poursuit son mandat jusqu’à son terme. Autrement dit, que ‘le mandat obtenu en 2000 devait être mené à terme’, commente le libéral. Mieux, poursuit notre interlocuteur, ‘il est aussi dit en droit que l’office de la loi est de régler l’avenir, le passé n’est plus en son pouvoir. C’est pourquoi, au moment où en 2001 on rédigeait la Constitution, on avait le souci, dans l’esprit et dans la lettre que pour l’avenir’.

Dans leur interprétation, les libéraux invoquent aussi le principe de la non rétroactivité de la loi. ‘Il est dit aussi et par principe, qu’il est de la sécurité juridique des citoyens qu’un acte présent ne puisse retro produire ses effets sur une situation passée’, se défend le patron de la Cis. Suffisant, selon les libéraux, pour convaincre que le débat sur la candidature de Wade est politique. ‘C’est un débat tendancieux dangereux mais surtout anticonstitutionnel dont l’interprétation purement politique de la Constitution en est l’axe fondateur’, estime Serigne Mboup.

S’agissant de la déclaration de Wade, selon laquelle il ne se présentera pas en 2012, la Cis la met dans un contexte d’après élection. ‘C’est lors d’une conférence de presse après sa victoire sur ses adversaires et, dans un esprit et un humour reconnu qu’il déclare qu’il ne se présenterait pas en 2012’, a dit le coordonnateur de la Cis. Selon Serigne Mboup et Cie, cette déclaration n’entache en rien le droit que la Constitution donne à Wade de pouvoir être candidat.

Yakhya MASSALY.