Quotidien d'informations du Senegal. Ainsi à Kanène, Léona Niassène et Médina Baye où elle respectivement rendue, la délégation des opérateurs a pris langue avec les différents chefs et guides de ces localités pour solliciter leurs interventions au niveau de l’état afin que le Ministre de l’agriculture Khadim Guèye revienne sur sa décision de réduire le prix d’un certain nombre de semences telles que celui de l’arachide, du mil, du Sorgho, du Niébé que le Fnosp/t a déjà mis pour cette saison à la disposition des producteurs par l’entremise de l’état.
C’était aussi l’occasion pour les opérateurs réunis autour de cette organisation de saisir les marabouts de Kaolack pour cueillir leur plaidoyer en faveur de la restitution des 5 milliards de Frs de reliquat qui restent de la dette concoctée par les entreprises huilières et que l’état veut leur soutirer au bénéfice de son programme bi sectoriel d’éduction et de santé publique ont-il fait comprendre.
Le président national de la Fnosp/t El Hadji Tambédou qui s’entretenait avec la presse à l’issue de cette tournée nous apprend que « depuis quelques mois déjà, l’état s’est lancé dans un tel projet d’abord par l’intermédiaire du premier Ministre Souleymane Ndéné Ndiaye. Les opérateurs avaient ainsi affiché leur « Niet ».
Quelques semaines après, lors de la dernière réunion avec le ministre de l’agriculture, la même question est venue occuper les débats et s’est toujours heurtée à la désapprobation des opérateurs pour plusieurs raisons.
D’abord les opérateurs ont senti qu’une telle décision ne peut-être prise en pareils moments où les semences ont déjà été enfouies dans les zones de culture. D’autre part l’état jusqu’ici n’a défini aucune prérogative fixant la réduction du prix des semences au moment où les transactions s’effectuaient avec les opérateurs ». Mais le problème dans tout ce débat ajoute le président de la Fnosp/ t « est que les opérateurs d’une manière générale mènent leurs activités sur la base des prêts octroyés par la caisse nationale de crédits agricole (CNCA).
Beaucoup ont déjà contracté ces prêts et doivent rembourser ces dus suivant des taux d’intérêts naturellement définis par la banque et acceptés par les contractants » Ainsi la décision de réduire le prix d’achat selon El Hadji Tambédou est une manière d’enfoncer les opérateurs qui ne seront plus en mesure d’honorer leurs engagements, mais pourrait aussi éventuellement causer d’énormes pertes aux opérateurs qui constituent l’unique organisation de régulation du marché agricole sénégalais.
par Abdoulaye FALL.