Lutte contre Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) : Le Mali souhaite une coordination des opérations.
- Par Journal LeSoleil
- Publié 07/28/2010
- Afrique
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"Le président Amadou Toumani Touré, c’est tout à fait juste, pense que les opérations (militaires) doivent être coordonnées, que ce soit des opérations de plus grande ampleur contre Aqmi, contre le terrorisme", a déclaré à la presse le ministre français après un entretien en tête-en-tête avec le chef de l’Etat malien.
"Pour ça, il y a un état-major (mixte composé de Maliens, d’Algériens, de Nigériens, de Mauritaniens) à Tamanrasset (sud de l’Algérie)", a poursuivi M. Kouchner, arrivé lundi soir à Bamako après une visite à Nouakchott, dans le cadre d’une visite au Sahel.
Selon des sources concordantes, les Maliens disent n’avoir pas été informés de tous les détails du raid franco-mauritanien du 22 juillet qui visait à libérer l’otage français Michel Germaneau, qui était détenu depuis avril par une unité d’Aqmi dans le désert malien. Le ministre français s’est ensuite rendu à Niamey, dernière étape de sa visite, où il s’est entretenu avec le chef de la junte au pouvoir depuis février, le général Salou Djibo.
Devant la presse, M. Kouchner a réfuté toute "escalade militaire". "Ce n’est pas une escalade militaire que la France poursuit. Simplement, l’escalade meurtrière est faite par les gens d’Aqmi. Il y a une option militaire qui nous est imposée"."Nous n’accepterons pas ce chantage à la vie humaine sur des innocents et le général Salou Djibo m’a dit la même chose", a-t-il lancé.
"Nous serons aux côtés de nos amis nigériens, maliens, mauritaniens. Nous n’allons pas installer des bases (militaires). Nous avons des accords de défense très clairs", a-t-il dit, interrogé sur la possibilité d’implanter des bases françaises dans la zone. Aux ressortissants français dans la région, M. Kouchner a demandé d’être "attentifs" et de prendre "toutes les précautions possibles". "Il faut qu’ils suivent les consignes et qu’ils soient prudents ou qu’ils se dispensent de voyager dans les zones dangereuses", a-t-il conclu.
AFP

