Paris - Le président Nicolas Sarkozy a confirmé hier "l’assassinat" de l’otage français Michel Germaneau au Sahel, revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et promis que cet "acte barbare" ne resterait pas impuni.

"Ils ont assassiné de sang froid une personne de 78 ans, malade, à qui ils ont refusé de faire parvenir les médicaments dont elle avait besoin", a-t-il déclaré dans une intervention télévisée.

"Je condamne cet acte barbare, cet acte odieux qui a fait une victime innocente qui consacrait son temps à aider les populations locales", a-t-il ajouté à l’issue d’une réunion d’un Conseil de sécurité et de défense réunissant des responsables ministériels et du renseignement.La mort de l’otage français a fait l’objet de nombreuses condamnations dont celles de Washington et de l’Union européenne qui ont dénoncé un "acte odieux".

"Ce crime commis contre Michel Germaneau ne restera pas impuni", a promis le chef de l’Etat français.

Il a envoyé le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner dans la région pour examiner avec les autorités locales et les ambassadeurs de France les mesures de sécurité à prendre pour les Français.

Le chef de la diplomatie française, arrivé à Nouakchott hier soir, a indiqué que les "efforts communs" de la France et de la Mauritanie "vont se poursuivre" dans la lutte contre "les terroristes". Il se rendra ensuite au Mali et au Niger.

Paris négocie le plus fréquemment, contrairement à Washington et Londres, mais a su choisir l’option armée en 2008 et 2009 pour libérer des otages français capturés par des pirates au large des côtes de Somalie.Trois Français sont encore otages à l’étranger depuis la fin 2009 : un agent des renseignements en Somalie et deux journalistes en Afghanistan.

Prenant les menaces de l’Aqmi au sérieux, le ministre de l’Intérieur français, Brice Hortefeux, a déclaré que la menace terroriste en France est "réelle" et que le plan "Vigipirate" (anti-attentats) "reste au rouge".