Quotidien d'informations du Senegal. Il intègre l’African National Congress (Anc) en 1944 afin de lutter contre la domination politique de la minorité blanche et la ségrégation raciale menée par celle-ci. Devenu avocat en 1948, il participe à la lutte non-violente, contre les lois de l’apartheid, qui ne donnait pas de résultats concrets. C’est ainsi qu’il fonde et dirige la branche militaire de l’ANC, Umkhonto we Sizwe, en 1961 qui mène une campagne de sabotage contre des installations publiques. Arrêté par la police, il est condamné d’abord à une peine de 5 ans de prisons. Il est ensuite inculpé pour sabotage et trahison, et est condamné à la prison à vie lors du procès de Rivonia. Il purge sa peine à la prison de Robben Island pendant 18 ans. C’est à la fin des années 70, plus précisément après les émeutes de Soweto en juin 1976, qu’il devient une célébrité à travers la campagne pour sa libération. Relâché le 11 février 1990, il soutient la réconciliation et la négociation avec le gouvernement du président Frederick de Klerk, avec qui il reçoit conjointement en 1993 le prix Nobel de la paix pour leurs actions en faveur de la fin de l’apartheid et l’établissement d’une démocratie non-raciale en Afrique du sud.
Un homme comblé
Nelson Mandela est l’une des rares personnalités à avoir mené un combat à terme. Après moult sévices vécus, partant d’arrestations, en passant par un emprisonnement à vie, il est élu le premier président noir d’Afrique du sud en 1994. Il s’atèle ainsi à lutter à mener un politique de réunification de toutes les races et éthnies de son pays. Au terme d’un mandat, il se retire de la vie politique active mais continue à soutenir le congrès national africain.
Personnalité très écoutée au sujet des droits de l’homme, il devient une icône pour l’Organisation des Nations Unies (Onu). C’est ce qui lui a valu la déclaration de sa date d’anniversaire, à savoir le 18 juillet, « Journée Internationale Nelson Mandela », par l’assemblée générale des Nations Unies dans sa Résolution de novembre 2009 grâce à la contribution que Nelson Mandela a apportée à la lutte pour la démocratie à l’échelle internationale et à la promotion d’une culture de paix dans le monde entier. Il a fait montre d’un dévouement au service de l’humanité à travers son action humanitaire dans les domaines de règlements des conflits, des relations entre les races, de la promotion et de la protection des droits de l’homme, de la réconciliation, de l’égalité entre les sexes, des droits des enfants et autres groupes vulnérables, et du progrès des communautés démunies et sous développées.
A l’échelle de Gandhi, Martin Luther King Jr, entre autres défenseurs de causes nobles, Nelson Mandela est le seul à obtenir une consécration à titre non posthume. Le 18 juillet 2010, le monde entier, du Caire au Cap, en passant par New York et Paris, a soufflé avec Nelson Mandela une 92ème bougie que l’on prie qu’elle ne soit pas la dernière.