Salon de l’élevage de Dakar : La 4e édition s’ouvre à l’international.
- Par Journal Sud Quotidien
- Publié 03/10/2010
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Salon de l’élevage de Dakar : La 4e édition s’ouvre à l’international.
Le Mali, par le biais de l’association de ses éleveurs intensifs, va inaugurer la nouvelle ère qui s’ouvre avec la 4e édition du Salon de l’élevage qui aura lieu du 11 au 15 mars à la place de l’Obélisque de Colobane.
Après trois éditions réservées au cheptel local, le Salon de l’élevage s’ouvre à l’international. C’est le secrétaire général de l’Alliance pour le développement et l’amélioration des races bovines et caprines (Adam) qui le révèle. Pour cette 4e édition, qui aura lieu du 11 au 15 mars à la place de l’Obélisque de Colobane, Abou Kane informe que le Mali, par le biais de l’association de ses éleveurs intensifs, va inaugurer cette nouvelle ère.
Pendant cinq jours, des thèmes liés à l’alimentation du bétail, à l’hygiène, au suivi médical du bétail et au croisement seront au centre des débats de cette rencontre. Ce sera aussi l’occasion pour ces acteurs de l’élevage de race, de décliner leur participation à la concrétisation de la Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance (Goana). Un programme qui, en son volet élevage, ambitionne d’établir une production record de 400 millions de litres de lait et de 435 000 tonnes de viande.
Abou Kane a aussi salué le Fonds d’appui à la stabulation (Fonstab) qui a pour objet la modernisation et l’intensification des productions animales. A ce titre, il vise la promotion d’investissements structurants dans les sous-secteurs de l’élevage. Il est, en particulier, destiné à faciliter le financement de certaines activités, notamment la réalisation d’infrastructures respectant les normes modernes d’élevage, l’acquisition d’équipements de production, de transformation, de conditionnement et de commercialisation des produits animaux. Mais aussi la pratique de cultures fourragères, l’acquisition d’intrants et de facteurs de production pour les animaux en stabulation et la modernisation des pratiques. Tout comme l’installation d’unités artisanales, semi-industrielles et industrielles de modernisation et d’intensification des techniques de production animale.
Aussi, il met l’accent sur le développement de la filière laitière locale à travers le Programme national de développement de la filière laitière (Prodelait), dont l’une des composantes principales est le Programme spécial d’insémination artificielle. Avec sa mise en œuvre, les services du ministère de l'Elevage ont révélé une nette augmentation de la production locale qui est passée de 120 millions de litres en 2006 à 145,9 millions de litres en 2008. Ce qui apparaît comme un acquis par rapport à l’objectif global qui est d’inséminer 500 000 vaches à l’horizon 2012 et d’acquérir 30 000 exotiques de race pure, en vue d’obtenir une production additionnelle de 400 millions de litres de lait, 43 500 tonnes de viande et 120 000 pièces de cuir.
Ce 4e salon de l’élevage servira aussi de tribune aux acteurs pour essayer d’apporter des réponses aux problèmes qui assaillent le secteur de l’élevage intensif. Des problèmes qui sont surtout d’ordre financier. Car, estime M Kane, l’alimentation coûte cher, le terrain coûte cher, idem pour le suivi vétérinaire et l’installation des enclos. De sérieux obstacles pour entretenir ce bétail très fragile et trop cher. ‘Des fois, on est obligé de changer de géniteur pour éviter la consanguinité’, confesse-t-il.
Ibrahima DIAW
