Pour la prochaine élection présidentielle de 2012, les stratégies de conquête des suffrages,  vont nécessairement se jouer autour des réformes majeures à engager dans la gouvernance institutionnelle, économique et sociale, pour rompre définitivement avec notre modèle économique extraverti.

Le choix des sénégalais, portera sans doute sur le candidat qui dans la perception collective, sera le plus crédible et incarnera au mieux la rupture et l’espoir, compris comme une volonté de tourner la page des pratiques malsaines instaurées par la gouvernance libérale faite de compromission, de tortuosité et de reniements spectaculaires pour enfin, instaurer au Sénégal une nouvelle citoyenneté, un Etat de Droit fondé sur le bien être de son peuple. Mais à vrai dire, réfléchir sur les réformes de rupture nécessaires au Sénégal, c’est assurément engager une analyse dans un contexte de dérive monarchique, dominé par un climat politique malsain, d’insécurité et de violence et où les repères éthiques et moraux sont totalement bousculés.

D’ailleurs, en confiant récemment le renouvellement de son parti à Farba Senghor, il apparaît clairement que l’option d’Abdoulaye Wade est de se faire succéder par son fils Karim Wade. Cette mise en orbite de Farba Senghor devait en principe, provoquer une levée de boucliers médiatique sans précédent, mais rien de tout cela. Alors que l’individu est impliqué dans d’énormes scandales, dont l’attaque récente d’hommes de l’église et le saccage des journaux l’AS et 24H chrono dont le dossier est encore pendant devant la Justice.  Pis, l’habile politicien Abdoulaye Wade a réussi à déjouer ce piège et à noyer ces cris d’orfraies médiatiques,  par d’indécentes propositions d’exonération fiscale faites aux sociétés d’édition et de presse. Pendant ce temps, Farba Senghor qui devait recevoir le mépris et le boycott des journalistes, suite à ces saccages impunis, snobant la Justice, se pavane dans des conférences de presse largement médiatisées. C’est à se demander si ce régime du PDS ne tire pas une singulière jouissance sadique dans une humiliation répétée de ses victimes.

Plus exactement, dans la mise en œuvre de son projet monarchique, Maître Abdoulaye semble adopter une stratégie bâtie sur des manœuvres provocantes que nous pouvons distinguer en quatre phases concomitantes. La première phase de sa stratégie, est d’une part de polluer le débat politique en l’éloignant des préoccupations majeures du peuple sénégalais comme l’énergie, les inondations, la cherté de la vie, l’insécurité ou la campagne arachidière désastreuse, et d’autre part de discréditer pour ensuite disqualifier des leaders de Benno Siggil Sénégal à travers la mise en selle d’individus qui sont prêts à tout, et sur qui le peuple sénégalais n’attend rien. Pendant que Serigne Mbacke  Ndiaye va à l’assaut (pour ensuite se terrer) de Khalifa SALL Maire de Dakar, Samuel Sarr s’attaque (pour ensuite reculer) à Moustapha NIASSE Secrétaire général de l’AFP et Mamadou Massaly attente à la vie (pour ensuite nier) de Ousmane Tanor DIENG Secrétaire général du PS. Ces trois attaques sont perpétrées en une semaine, par des individus se réclamant tous d’être des Wadistes éternels. Ces trois individus se singularisent également, par l’insulte en bandoulière et par un manque criard d’épaisseur intellectuelle et de densité politique. Personne ne peut vous dire dans quelle école coranique, monastère ou université ils auraient fait leurs humanités et personne n’à jamais vu leur Curriculum Vitae. Par contre, comme dans une mer infestée de forbans, chacun d’entre eux dispose d’une triste prise de guerre: Samuel Sarr a été cité dans l’Assassinat du Juge Babacar Seye. Mamadou Massaly a revendiqué avant de se dédire, la tentative d’assassinat de dirigeants du parti socialiste. Serigne Mbacké Ndiaye a incité à la sédition en invitant les marchands ambulants à se rebeller contre des institutions de la République. Alors que chacun de ces actes graves aurait mérité la Cour d’Assise dans une République digne de ce nom, ces individus circulent librement et continuent à insulter d’honnêtes citoyens.