L'actualité politique récente est la demission du président de la C.E.N.A ( commission électorale nationale autonome) le magistrat à la retraite Moustapha Touré. Démission demandée par le Président de la république et obtenue suite à des médiations. Et nous apprenons que le feuilleton s'est déroulé en plusieurs phases depuis le le début du mois de novembre. Tout cela peut surprendre ceux qui ne sont pas attentifs à l'évolution politique de la république.

Comme avec Mbaye Jacques Diop et Macky Sall, ce sont les meme formes utilisées. Mais ce que nous attendons, ce sont les griefs qui sont collés au magistrat pour réclamer sa démission.
Dans mon aticle de juillet 2005 intitulé " cena, des raisons de douter" je dénonçais la nommination du président de la CENA pour les 3 raisons évidentes suivantes: La commission cellulaire qui a réfléchi et proposé cette CENA avait fait un travail remarquable salué par toute la classe politique pouvoir comme opposition. Aucun de ses membres n'a fait l'objet de contestation. On s'attendait à ce qu'ils gèrent tout ce processus électoral comme en 1992.

Ce travail a mis beaucoup de temps entre les mains du président avant sa transmission à l'assemblée nationale avec des modifications jugées mineures. Ensuite,c'est lors de la visite d'un ministre sud africain que la composition des membres a été officiellement déclarée par Ousmane N'gom. Même le magistrat a confessé avoir reçu l'information de par sa fille. Ce qui était un motif d'inquiétude et surtout que des informations sont parvenues disant que le poste lui a été "promis" depuis plus d'un an.
Et enfin je m'interrogeait sur pourquoi aller chercher un retraité de 75 ans fut il un des meilleurs et pourquoi le président n'a pas consulté les institutions, associations ou organes regroupant les corps ou devaient être choisis les membres de cette CENA. Sans compter subsidiairement qu'une de ses femmes etait dans le parti présidentiel avec rang de conseiller régional.
Des contestations ont fusé sur certains membres, un des membres a démissionné. Pendant que les recours sont au conseil constitutionnel, on programme la prestation de serment rapidement. Wade avait déja fait que Diouf qui n'a changé aucune virgule sur le code consensuel de 1992.
Les prochaines élections sont vitales pour le parti au pouvoir et ses souteneurs et rien n'arrêtera le clan présidentiel.
La vigilance et rester debout est le seul leitmotiv, 2012 c'est peut etre demain.
Je peux dire sans risquer de me tromper que si la forfaiture de " Ndindy et Ndoulo" avait prospéré, sil la coalition sopi avait gagné les grandes villes et la banlieue etaient dans leur escarcelle, le magistrat serait encore et encore en place son budget ayant été deja voté par l'assemblée nationale. Mais il ne pouvait etre un gage suffisant eu égard à ce qu'ils préparent. Ils vont etre surpris.
Ce régime apparient au monde du crépuscule. Même dans une élection au 1/4 de tour il partira

Salif N'diaye
dieppeul 2
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